Défaillances et retards dans la vaccination contre la Covid-19 : Le mea-culpa de Ursula von der Leyen, présidente de la commission de l'Union Européenne.


La présidente de la Commission européenne défend ce mercredi devant le Parlement de l'UE sa stratégie qui fait tant polémique sur les vaccins. Ursula von der Leyen, reconnaît ainsi des défaillances de l'Union Européenne sur ce sujet de la stratégie vaccinale qui, soulignons-le, reste la seule arme contre un virus qui continue toujours de sévir dans le monde.

En effet, c'est la première fois que la présidente de la commission de l'Union Européenne reconnaît des ratés. Les critiques, notons-le, venaient de plusieurs États membres, mais également de certains Euro-députés auxquels faisait face la présidente de l'Union Européenne ce mercredi.

C'est dans un air de mea-culpa que la présidente de l'Union Européenne a estimé que "le vieux continent a été trop confiant sur la production de masse concernant les vaccins", mais également Ursula von der Leyen est revenue sur l'article 7 du protocole Nord-Irlandais qui permet de passer outre, l'accord de Brexit et risque toutefois de poser problème entre les deux États. Il faut se rappeler que cet article avait été invoqué dans son bras de fer avec le laboratoire britannique produisant le vaccin AstraZeneca.

Dès lors, même si l'UE était revenue très vite en arrière, cela n'a empêché que cette idée soit critiquée. Ursula von der Leyen déclare avoir profondément regretté, tout en s'engageant à défendre la commission Européenne, notamment le choix de cette stratégie commune car se posant la question suivante : "Que se serait-il passé si les Etats membres  avaient passé des commandes en ordre dispersé et qu'auraient fait les plus petits États membres également"?
La présidente de la commission de l'Union Européenne demande à etre jugée dans la totalité de cette campagne de vaccination qui n'est actuellement qu'à ses débuts.

Par ailleurs, les Eurodéputés ont évoqué globalement les questions relatives au manque de transparence car, ils sont pour la plupart tenus à l'écart avec notamment les négociations avec certains laboratoires.

En outre, la commission européenne a publié hier un troisième contrat, celui de Sanofi/GSK. Le président de la commission santé du parlement européen s'est réjoui de cette initiative de la présidente Ursula von der Leyen, qui consiste à créer un groupe de contact devant permettre au parlement de mieux suivre l'action de la commission européenne. Ces élus européens veulent savoir pourquoi il y a tant de retard dans la livraison des vaccins alors que l'UE a même financé une bonne partie de ces vaccins.
Mercredi 10 Février 2021
Dakaractu




Dans la même rubrique :