Décryptage – Cas communautaires : Ce qu’aucun n’avait jusque-là compris...

Dans une interview parue dans le quotidien national "Le Soleil", ce mardi 21 avril, le Dr Abdoulaye Bousso a mis le doigt sur ce qu’aucun n’avait jusque-là compris.


Le directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) a rappelé d’emblée que les cas communautaires ne sont rien d’autre que des cas contacts, « qui se sont échappés ». « On ne peut pas dire qu’on retrouve à 100% l’ensemble des cas contacts. Donc, il y a forcément dans la communauté, des personnes qui se sont échappées », a révélé le directeur du Cous. 
Ce sont là des cas contacts que l'on ne peut relier à des personnes infectées connus. Autrement dit, des cas issus de la transmission dite « communautaire ».
On sait qu'à Dakar, en fin mars, avaient été signalés les tout premiers cas sénégalais de « transmission communautaire », c'est-à-dire localement au sein de la population, et non via des personnes ayant voyagé dans des zones alors infectées à l'étranger. Ce que l’on savait moins en revanche, c’est qu’« un pays qui a plus de 200 cas et qui n’a pas de cas communautaires, c’est anormal », nous apprend le Dr Bousso.

Des personnes infectées, qui ne se rendent pas compte qu’elles sont malades, pouvant être guéries sans pour autant aller dans une structure de santé, a-t-on encore appris du docteur Bousso. Personne ne sait exactement combien elles sont.
La pandémie est restée jusqu'alors relativement contenue au Sénégal, mais les autorités observent avec préoccupation l’augmentation des personnes qui ont contracté le coronavirus d’une source inconnue. « On ne peut pas dire qu’il n’y aura plus de contact communautaire, il y’en aura (encore) », prévient Dr Abdoulaye Bousso.  Une annonce qui n'augure rien de bon pour la suite…
Mercredi 22 Avril 2020
Dakaractu




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