Déconfinement en Afrique : Le comportement des niveaux de regret dans les stratégies adoptées.

Dans ce contexte marqué par la persistance du nouveau coronavirus, les dirigeants Africains sont plus que jamais appelés à opter pour des mesures de déconfinement tenant aussi compte des réalités socio-économiques de leurs pays.


Dans un document édité par la commission économique pour l'Afrique, il a été repéré sept grandes stratégies de déconfinement à partir de propositions et d’essais qui ont été réalisés dans le monde entier. 

 

Elles sont évaluées en fonction de la mesure dans laquelle chaque stratégie minimise l’incertitude relative au nombre de décès et un « niveau de regret » correspondant leur est attribué. Un niveau de regret plus élevé indique un plus grand risque que l’incertitude ait un impact négatif et potentiellement catastrophique sur le nombre des 

décès. Dans la plupart des cas, les pays appliquent une combinaison de plusieurs stratégies, telles que les tests, le traçage des contacts et la réouverture segmentée et progressive. 

 

De nombreux pays qui appliquent la stratégie de réouverture segmentée et progressive prennent en compte deux facteurs  : l’ordre de priorité de leurs secteurs économiques et 

l’échelonnement de leurs mesures de réouverture. C’est ainsi qu’en prévision de la réouverture de leur économie, des pays comme les Émirats arabes unis ont entrepris d’évaluer les risques.

 

Les circonstances ou le regret reste                                  faibles

 

En faisant recours à certaines options de lutte contre le Covid-19, plusieurs peuvent peuvent être cités en exemple selon leurs stratégies de lutte. Parmi ces actions de lutte, on peut clairement, selon le document étudié par les Nations Unies et parcouru par Dakaractu, voir ce qui a, en quelque sorte provoqué "le regret qui pourrait être faible".

 

-le confinement jusqu'à la mise au point de médicaments préventfs ou curatifs. Dans cette option, il y'a une rigueur dans le confinement avant de trouver les médicaments qu'il faut.

Des médicaments préventifs ou curatifs doivent aussi être mis au point et distribués. 

La production d'un vaccin est aussi envisageable et pourrait prendre de 12 à 18 mois et nécessiter des efforts 

considérables en matière de fabrication, de distribution et d’administration. 

-Le traçage des contacts et la généralisation des tests : Il faut dans ce cas, Identifier les personnes atteintes de la maladie et toutes les personnes avec lesquelles elles ont été en contact, puis isoler, tester et surveiller ces personnes. 

Cela nécessite généralement des ressources humaines, financières et logistiques considérables. L’efficacité de cette stratégie pourrait être améliorée grâce à une technologie de surveillance avancée, telle que TraceTogether (Singapour). En règle générale, certaines technologies nécessitent des données Bluetooth ou GPS sur les téléphones portables et peuvent être difficiles à concevoir et à administrer dans les pays africains où la pénétration des téléphones portables est limitée.

 

-Certificat d'immunité. Il permet d'effectuer des tests d’anticorps afin d’identifier les personnes bénéficiant d’une immunité et leur accorder un certificat pour retourner au travail. 

Cette stratégie risque de créer des effets pervers : par exemple, certaines 

personnes pourraient chercher à contracter le virus pour pouvoir ensuite 

retourner travailler ou fabriquer de faux certificats.

 

Le niveau de "regret moyen"...

 

Cette mesure est bien utilisée dans le cadre de la gestion de la pandémie au Sénégal par exemple avec une réouverture segmentée et progressive.

Cependant, certaines modélisations indiquent que même un relâchement progressif de certaines mesures de confinement entraînera une nouvelle propagation rapide du virus.

 

Le niveau de regret élevé...

 

Le déclenchement adaptatif supposera un relâchement du confinement lorsque le nombre d'infection est revu à la baisse. Ainsi, cette stratégie nécessiterait des arrêts réguliers de l’activité pendant les deux tiers de l’année, ce qui, d’un point de vue économique, ne changerait pas grand-chose par rapport à un confinement permanent.

 

-L'atténuation : Permettre à la maladie de progresser graduellement au sein de la population en mettant en place quelques mesures de distanciation sociale. Cela semble fonctionner en Suède, où l’on estime que 25 à 40 % de la population de Stockholm a contracté le COVID-19, mais cette stratégie dépend d’une bonne adhésion aux mesures de distanciation sociale de base et d’une forte capacité de soins de santé. Cette stratégie pourrait faire courir des risques considérables aux populations africaines dont l’accès aux soins de santé est problématique...

Jeudi 14 Mai 2020
Dakaractu



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