Décès de Pape Diouf / Le journaliste Bakary Cissé raconte ses derniers instants les larmes aux yeux.


Décès de Pape Diouf / Le journaliste Bakary Cissé raconte ses derniers instants les larmes aux yeux.
Un an après le décès de l’ancien président de l’Olympique de Marseille, le journaliste sportif Bakary Cissé revient sur les derniers moments de vie de Pape Diouf terrassé par le coronavirus. Invité de Tfm, le Rédacteur en Chef du quotidien sportif du groupe futur médias revient sur les échanges qu’il a eus avec l’ex journaliste-agent de joueurs qui portaient sur la maladie à coronavirus. Tous deux ont chopé le virus à la même période. Il raconte le cœur lourd.

« Le 15 mars, après avoir accompli son devoir civique à Marseille, il avait prévu d’aller en Côte d’Ivoire puis au Maroc le lendemain. Lorsque la covid-19 m’a terrassé, il m’envoyait des messages de réconfort tous les matins. Il m’envoyait trois messages par jour », confie le journaliste.

L’organisation des élections municipales en période de pandémie en France reste en travers la gorge de Pape Diouf. Comme s’il se confiait à Bakary, il se lâche. « Le 26 mars, il m’a dit que la connerie que l’État de la France a commise, c’est d’organiser les élections municipales. Tout le monde est sorti pour voter et tout le monde a chopé le virus. Il ne savait pas qu’il avait chopé le virus », explique-t-il.

Sachant qu’il a chopé le virus, il commença à lui donner des conseils en tant que père. « Le vendredi 27, il me dit qu’il a chopé le virus … Il dit qu’il sera mis en isolement jusqu’au lendemain samedi pour confirmation. Dès lors, il sera interné à Diamniadio. Il me dit qu’il va y retrouver son fils que je suis. Le samedi, il me rappelle mais il parlait difficilement et me dit qu’ils vont me mettre sous respirateur parce que ma situation est instable. Il m’a dit tu es jeune, tu as l’avenir devant toi, soit un roc tu t’en sortiras. Je lui ai dit bon courage et me dit que c’est à lui de me dire bon courage. Le lendemain, j’ai entendu le ministre de la Santé dire qu’il y a deux cas graves. C’est en ce moment que j’ai su que Pape en faisait partie ». Et, comme un coup de massue sur son lit d’hôpital, il explique les larmes aux yeux : « le mardi vers 19 heures, je reçois un coup de file de l’ambassade de France qui m’informe que le président Pape Diouf est parti... »  

« Après le récital de Coran, nous allons nous recueillir sur sa tombe. En 2010, il m’a offert une bourse d’études pour que je poursuive mes études en journalisme dans l’école qu’il a mise en place avec des amis à Marseille. Il souhaitait que j’obtienne le diplôme de journaliste sportif. Il était d’une générosité légendaire parce que nous ne nous sommes connus qu’en 2005 alors qu’il était président de l’Olympique de Marseille et il m’a toujours considéré comme son fils »,  témoigne le journaliste sur le défunt Pape Diouf.   
Mercredi 31 Mars 2021
Dakaractu



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