Décès de Me Khassimou Touré : Me Madické Niang rend hommage à un jeune frère, un ami engagé au service de Cheikh Ahmadou Bamba.


La grande faucheuse vient encore de frapper au coeur du barreau sénégalais. Un de ses plus brillants membres nous a quitté. 

 

Mon jeune frère, mon ami Maitre Khassim Touré n'est plus. Notre foi de musulman  constitue vraiment un appui indispensable. Sans elle, celà m'aurait été insupportable d'accepter que Khassim ne m'offrira plus le dévouement et la sollicitude exemplaire qu'il avait à mon égard. Un éminent juriste à la finesse exquise et à la belle plume ne plaidera plus.

 

S'entrechoquent dans ma mémoire vacillante arrosée par un coeur meurtri les images de son arrivée dans mon cabinet en qualité de stagiaire puis  de sa nomination comme secrétaire général de ce cabinet où pendant des années il a rempli les devoirs de sa charge avec une intelligence debordante avec un engagement sans faille et un amour presque filial pour ma modeste personne.

 

Confié qu'il m'a été par feu Babacar  Touré tout d'abord puis par son défunt père Elh Cheikh Touré (RTLA), il voyait en moi et moi en lui, avant toute chose, le disciple de Cheikh Ahmadou Bamba et me considérait comme son "djawrigne".

 

Je peux dire, sans aucun doute, qu'il comptait parmi les plus brillants, les plus dévoués et les plus serviables avocats stagiaires que j'ai eu le plaisir d'encadrer.

 

Je me suis senti honoré de sa trajectoire quand, étant ministre, j'entendais à travers la presse sa constitution comme avocat dans les plus grandes causes du Senegal mais surtout ses belles plaidoiries qui lui ont valu beaucoup de succès. Il a dénoué avec courage et souvent avec témérité, pour notre nation, des situations parmi les plus délicates.  

 

En recevant avec humilité mes félicitations, il répondait toujours par cette phrase : tu es mon modèle et ma référence sur le plan professionnel mais aussi social. Il traduisait, dans les faits, cette déclaration par une manifestation de reconnaissance et de gratitude sans pareille parmi les personnes qui me sont proches dans notre métier d'avocat.

Je le voyais aussi, avec plaisir, à l'occasion de certains événements religieux, bénéficier auprès des dignitaires Mourides de toute leur considération pour son engagement au service de Cheikh Ahmadou Bamba.

 

Sur le plan social, son aide n'a jamais fait défaut ni à sa famille ni à ses proches et même à des personnes anonymes.

 

Jeune frère, je ne t'oublierai jamais dans mes prières. Que Firdawsi soit ta dernière demeure au coté des serviteurs de l'humanité.

 

Mes vives condoléances à la nation, au Barreau, à toute la famille judiciaire mais surtout à sa famille qui, dans son intégralité, m'a toujours considéré comme un des leurs. Je serai toujours à vos côtés aussi longtemps qu'Allah me prêtera vie.

 

Le Président Madicke NIANG

Mardi 2 Février 2021
Dakaractu



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