Débandade à cause des Taliban : La liste des morts Afghans atteint 7 décès, l’Europe supplie les Américains de rester pour pouvoir évacuer les leurs et leurs collaborateurs.


C’est la débandade en Afghanistan! Depuis la reprise du contrôle de la capitale par les Taliban qu’ils ont quittés en 2001 et la fuite victorieuse du président Afghan allié des occidentaux, Kaboul est en train de se vider des collaborateurs des occidentaux depuis le début du retrait des forces armées Américaines présentes depuis 20 ans.

Au jour de ce dimanche 22 août 2021, le nombre d’Afghans morts voulant quitter le pays a atteint sept décès enregistrés près de l’aéroport militaire de Kaboul. Une situation qui inquiète la communauté internationale.

C’est plusieurs milliers de personnes qui ont envahi les alentours de l’aéroport militaire de Kaboul contrôlé par l’armée Américaine pour échapper à l’ogre Taliban qui a repris le pouvoir. Ces collaborateurs des occidentaux ont peur de probables exactions et chasses à l’homme des Taliban. Mise au parfum de cette situation, l’administration Biden à travers le département d’État a publié un communiqué pour demander à ses ressortissants de ne pas s’approcher de l’aéroport. Mais plutôt d’attendre des instructions des autorités pour se déplacer car la menace est imminente. Les Taliban ont fini de placer des check points dans la capitale et même sur la voie qui mène à l’aéroport. D’ailleurs ils observent ces regroupements et bousculades des collaborateurs des occidentaux qui se meurent, sans réagir.

Cette affluence impressionnante inquiète la communauté internationale. « Les Américains veulent sortir 60.000 personnes avant la fin du mois. C'est mathématiquement impossible. Le problème est l'accès à l'aéroport. Les mesures de contrôle et de sécurité des Américains sont très fortes. Nous nous sommes plaints. Nous leur avons demandé de montrer plus de flexibilité. Nous n'arrivons pas à faire passer nos collaborateurs. Kaboul compte deux aéroports. L'aéroport civil est entre les mains des taliban et aucun vol ne part. Les Américains contrôlent l'aéroport militaire. Les avions embarquent les gens qui sont sur le tarmac. Dans l'avion qui est arrivé à Madrid aujourd'hui, un tiers des passagers sont Américains », se révolte le chef de la diplomatie européenne.

L’Europe ne peut compter sur la puissance américaine qui contrôle toujours l’aéroport militaire pour faire évacuer leurs ressortissants. Cependant, la date du 31 août constitue un délai très court pour permettre aussi aux ressortissants européens et à leurs collaborateurs de quitter le pays. Ainsi, une peur bleue s’installe en Europe.

« Si les Américains partent le 31 août, les Européens n'ont pas la capacité militaire d'occuper et de sécuriser l'aéroport militaire et les taliban en prendront le contrôle. Si vous voulez faire sortir votre +staff+, il faut discuter avec les taliban. Tout le monde cherche à passer des accords avec les taliban. Nous avons des contacts avec les taliban, mais pas avec les dirigeants. Mais il sera impossible de faire sortir de Kaboul tous les Afghans qui ont besoin de protection. C'est impossible. C'est inimaginable. Il ne faut pas raconter d'histoires. Il y a des priorités. Nous voulons faire sortir nos ressortissants et les collaborateurs afghans. Nous proposons de doter l'Union européenne d'une force de première entrée de 50.000 militaires capable d'agir dans des circonstances comme celles que nous vivons en Afghanistan », note Josep Borrell.

À l’en croire, la révolution talibane va faire tache d’huile sur le reste du monde. Car, argue le diplomate, les prochaines crises seront en Irak et au Sahel.

L'administration américaine a fixé à cette date le retrait définitif de ses forces d'Afghanistan, et espère évacuer d’ici là tous les Américains (entre 10 000 et 15 000 personnes), et faire de même pour les alliés Afghans des États-Unis et leurs familles (entre 50 000 et 65 000 personnes), lit-on dans le site du département d’état Américain.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian quant à lui, révèle que la France est en train d’étudier les demandes d’asile d’Afghans. Mais fait-il savoir que notre seul problème, c'est l'accès jusqu'à l'aéroport, avec les checkpoints talibans, puis l'entrée dans l'aéroport, où c'est le chaos avec plus d'une dizaine de milliers de personnes qui se pressent à ses portes. Dans ces conditions, tant que l'aéroport reste ouvert, tant que nos personnels y sont en sécurité, nous restons. Notre responsabilité morale collective est de faire en sorte que les Afghans menacés en raison de leurs engagements antérieurs soient évacués », rassure-t-il.
Dimanche 22 Août 2021
Dakaractu



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