De la «fausse» candidature de Mbaye Diouf Dia au discours démagogique de Lamotte (Par Ousmane Sankharé)


De la «fausse» candidature de Mbaye Diouf Dia au discours démagogique de Lamotte (Par Ousmane Sankharé)
L’actualité du football est dominée présentement par les candidatures à la prochaine élection du président de la Fédération sénégalaise de football en août prochain. 
Cohérent dans sa démarche et jugeant positif son bilan, l’actuel patron du foot sénégalais, Me Augustin Senghor a d’emblée annoncé sa candidature pour un troisième mandat. Et comme pour faire tomber certains masques, deux autres candidatures ont été annoncées. Il s’agit de celles de Mbaye Diouf Dia et de Louis Lamotte. 
Arrêtons-nous au président de Mbour Petite Côte pour révéler que c’est en fait une «fausse» candidature ; et pour la simple et bonne raison que Mbaye Diouf Dia roule pour Louis Lamotte. Les deux dirigeants ayant conclu un «deal» pour qu’à l’arrivée le dirigeant mbourois se désiste au profit de son ami de la Css de Richard Toll. 
Une démarche qui s’explique par le fait que Mbaye Diouf Dia – un candidat qui se dit pourtant comptable du bilan de la Fédé - n’est pas sûr de faire partie à nouveau du prochain Comité Exécutif. Du coup, celui qui s’occupe de la Commission des petites catégories à la Fédération, s’activerait pour monnayer sa candidature de façade pour après la retirer au bout avec comme seul objectif une place au Comité Exécutif.
Quid de Louis Lamotte ? Absent du milieu du foot depuis plus 2012, après avoir démissionné sous la pression lors du «complot manqué» contre la Fédération, Louis Lamotte, qui a trahi ses pairs en quittant un navire qui tanguait, veut tenter un come back. Nostalgie oblige. 
Mais apparemment, le dirigeant de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (Css) s’y prend mal à l’entendre dérouler son programme. En effet, on s’étonne que Lamotte parle dans son projet d’une autonomie financière de la Fédération prétextant que l’Etat ne peut pas tout faire. Une situation que l’instance fédérale, grâce à une bonne santé financière, a presque réglée ; en témoigne la construction sur fonds propre du Centre technique Jules François Bocandé de Toubab Dialaw et bientôt de l’hôtel fédéral. D’ailleurs la Fédération, pour décharger le ministère des Sports, est allée plus loin en prenant régulièrement en charge les primes des petites catégories, celles du foot féminin et du beach soccer. En témoigne les derniers développements liés aux primes des «Lions de la plage» et des Lionceaux U20 où la Fédération est à nouveau venue au secours de l’Etat en prenant en charge une partie.
Et sous ce chapitre, dans son programme qui sent la démagogie, Lamotte «oublie» de dire que l’Etat n’a pas mis un seul sou dans le football professionnel depuis son avènement en 2009. Contrairement à beaucoup de pays africains qui ont injecté des milliards pour accompagner le football professionnel.
Premier président de la Ligue Pro, Louis Lamotte «le revenant» est bien placé pour le savoir. Comme quoi, il faudrait d’autres arguments pour tenter de convaincre les responsables des clubs, les seuls électeurs.

Ousmane Sankharé
Médina Dakar
Jeudi 4 Mai 2017
Dakaractu




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