Ses proches n’en reviennent toujours pas quand, quelques semaines après sa «disparition», Sadio Gassama, un ancien étudiant de la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), se signale sur son compte Facebook avec un message qui fait froid dans le dos : «Salamou aleykoum pour ceux qui veulent une nouvelle de moi qu'lis sachent que je suis en vie Alhamdulilaah. Main tenant je suis médecin jihadiste dans l'état islamique en lybie. Wa lilahi hand ». Mais loin de rassurer ses proches, Sadio Gassama n’aura réussi qu’à les plonger dans le désarroi total. A preuve, son père est depuis lors meurtri et ses amis et autres camarades d’université, perdus.
Que s’est-il passé pour que cet ancien étudiant de 25 ans, originaire de Ziguinchor, bascule et pour se retrouver dans le bastion de l’Etat islamique en Syrie ?
Personne ne le sait exactement. En désespoir de cause d’ailleurs, c’est sur la même page de Sadio Gassama que ses proches le supplient de revenir à la raison. Ce qui ne semble pas être gagné d’avance et pour cause. S’il se remarquait jusque-là par des posts dans lesquels il délire et fait l’apologie du terrorisme, Sadio a posté, depuis quelques jours, une photo sur laquelle il exhibe sa... tenue de combat personnalisé et son arme. Le tout accompagné d’un texte dans lequel il théorise les... différentes formes de Jihad, comme l’a constaté Libération. Le texte, ainsi que son illustration, ont d’avantage inquiété ses proches dont les réactions ont fusé dans tous les sens. L’un d’eux assène en «commentaire» : «de toute façon je ne peux pas y croire ce n’est pas Sadio qui parle ainsi».
D’autres essayent le raisonner : «Bro reprends tes esprits et pense à ta famille . Ak loumou meuntii donn ce que tu fais là est égoïste. Tu as une famille man penses à eux», «tes parents, amis et autres, tu en fais quoi ? », «boy tu nous a vraiment déçu depuis que tu es parti ton père n’a pas l’esprit tranquille», «ton père souffre mais tu restes dans tes idioties» ou «salut boy j’espère que va très bien. Mais boy je ne sais même pas quoi te dire. Boy stp il est encore temps de revenir à la maison».
A toutes ces interpellations, Sadio Gassama répond (nous reproduisons textuellement ses mots) : « Même si on m’apportait un jet privé je ne reviendrai jamais au Sénégal. »
Pour ce qui est de sa famille, il délire encore à l’endroit de celui qui l’a interpellé : «Dis leurs de patienter. Je suis dans le meilleur des commerces». Comment quelqu’un qui est décrit par ses proches comme un crack peut-il subitement tenir pareils discours ? Difficile de répondre à cette question. Dans tous les cas, ceux qui le connaissent confient qu’il était aussi surnommé «imam». En effet, l’étudiant en médecine était aussi un «ibadou» qui maîtrisait parfaitement l’arabe. Pourtant et malgré sa radicalisation, Sadio Gassama garde toujours comme «image de couverture» de sa page Facebook, une photo sur laquelle on le voit, en blouse, entouré de ses anciens camarades de la faculté de médecine. Mais c’était sans doute dans une autre vie...
Que s’est-il passé pour que cet ancien étudiant de 25 ans, originaire de Ziguinchor, bascule et pour se retrouver dans le bastion de l’Etat islamique en Syrie ?
Personne ne le sait exactement. En désespoir de cause d’ailleurs, c’est sur la même page de Sadio Gassama que ses proches le supplient de revenir à la raison. Ce qui ne semble pas être gagné d’avance et pour cause. S’il se remarquait jusque-là par des posts dans lesquels il délire et fait l’apologie du terrorisme, Sadio a posté, depuis quelques jours, une photo sur laquelle il exhibe sa... tenue de combat personnalisé et son arme. Le tout accompagné d’un texte dans lequel il théorise les... différentes formes de Jihad, comme l’a constaté Libération. Le texte, ainsi que son illustration, ont d’avantage inquiété ses proches dont les réactions ont fusé dans tous les sens. L’un d’eux assène en «commentaire» : «de toute façon je ne peux pas y croire ce n’est pas Sadio qui parle ainsi».
D’autres essayent le raisonner : «Bro reprends tes esprits et pense à ta famille . Ak loumou meuntii donn ce que tu fais là est égoïste. Tu as une famille man penses à eux», «tes parents, amis et autres, tu en fais quoi ? », «boy tu nous a vraiment déçu depuis que tu es parti ton père n’a pas l’esprit tranquille», «ton père souffre mais tu restes dans tes idioties» ou «salut boy j’espère que va très bien. Mais boy je ne sais même pas quoi te dire. Boy stp il est encore temps de revenir à la maison».
A toutes ces interpellations, Sadio Gassama répond (nous reproduisons textuellement ses mots) : « Même si on m’apportait un jet privé je ne reviendrai jamais au Sénégal. »
Pour ce qui est de sa famille, il délire encore à l’endroit de celui qui l’a interpellé : «Dis leurs de patienter. Je suis dans le meilleur des commerces». Comment quelqu’un qui est décrit par ses proches comme un crack peut-il subitement tenir pareils discours ? Difficile de répondre à cette question. Dans tous les cas, ceux qui le connaissent confient qu’il était aussi surnommé «imam». En effet, l’étudiant en médecine était aussi un «ibadou» qui maîtrisait parfaitement l’arabe. Pourtant et malgré sa radicalisation, Sadio Gassama garde toujours comme «image de couverture» de sa page Facebook, une photo sur laquelle on le voit, en blouse, entouré de ses anciens camarades de la faculté de médecine. Mais c’était sans doute dans une autre vie...