Devant les députés, Al Aminou Lo a momentanément délaissé les chiffres, les programmes et les engagements gouvernementaux pour livrer un témoignage beaucoup plus personnel sur son parcours, son état d’esprit et les raisons qui l’ont poussé à rester au cœur de l’appareil d’État.
Le Premier ministre a révélé qu’il s’était imaginé, arrivé à l’âge de 60 ans, demander au président Ousmane Sonko et au président de la République de le laisser se retirer afin de se consacrer davantage à sa famille et à ses proches.
Mais ce projet personnel a, selon lui, été bouleversé par ce qu’il décrit comme « la gravité de l’heure ».
« J’ai mesuré la gravité de l’heure », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale, laissant entendre que les difficultés traversées par le pays, mais aussi les tensions et les fragilités observées au sein de la dynamique politique ayant conduit au pouvoir, l’ont convaincu qu’il ne pouvait pas se retirer.
Al Aminou Lo affirme avoir été témoin « depuis le premier jour » de ce qui s’est passé, de ce qui s’est dit, de ce qui « se gâtait » et de ce qui « s’effilochait ». Une formule forte qui laisse transparaître les inquiétudes du chef du gouvernement sur la cohésion et la solidité de l’alliance politique au pouvoir.
Le Premier ministre assure toutefois avoir œuvré pour préserver cette unité. Dans son intervention, il insiste sur ses efforts pour que « àndandoo bi am, àndandoo bi kontine », autrement dit pour que l’union existe et se poursuive.
Son message est clair : malgré les divergences, les tensions ou les différences de sensibilité, l’essentiel doit rester la préservation du projet politique commun.
« Je ne suis resté que parce que j’ai espoir que, malgré les différences, nous comprenons tous la gravité de cela », a-t-il expliqué.
Al Aminou Lo n’a d’ailleurs pas hésité à marteler une formule lourde : « L’heure est grave. »
Pour lui, les périodes de crise constituent justement un test de solidité pour les responsables publics. « C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît les équipages », a-t-il lancé, comme pour rappeler que la cohésion politique doit être renforcée au moment où les difficultés s’accumulent.
Le Premier ministre a ensuite défini la mission qu’il s’assigne à la tête du gouvernement : contribuer à retrouver « un pays apaisé » et « un pays qui se remet dans les rails ».
Une mission qu’il lie directement à la confiance du chef de l’État.
Al Aminou Lo indique qu’il restera à son poste « tant qu’il bénéficie de la confiance du chef de l’État ». Mais il évoque aussi, avec une certaine singularité, les conditions dans lesquelles il souhaiterait quitter la Primature.
« Le jour où je sentirai qu’il y a un pays qui marche, paradoxalement, c’est ce jour-là que je vais demander à aller me reposer », a-t-il confié.
À travers cette déclaration, le chef du gouvernement présente son passage à la Primature non comme une ambition personnelle, mais comme une mission temporaire au service de l’État.
Il utilise d’ailleurs un terme particulièrement fort pour la qualifier : un « sacerdoce ».
« Je n’ai pris qu’un sacerdoce, le sacerdoce de servir », a-t-il déclaré.
Al Aminou Lo assure vouloir donner « son corps », son « temps » et même « son manque de sommeil » à la recherche de l’unité nationale et à la concrétisation de la vision politique portée depuis l’accession au pouvoir du nouveau régime.
C’est dans ce cadre qu’il a repris l’une des formules symboliques du tandem : « Diomaye Président, Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye ».
En citant explicitement ce slogan politique, le Premier ministre semble vouloir réaffirmer la nécessité de préserver la cohésion entre le président de la République et Ousmane Sonko, au-delà des spéculations et des tensions qui peuvent entourer leur relation politique.
Al Aminou Lo se pose ainsi en défenseur d’une continuité et d’une unité qu’il considère essentielles à la réussite du projet politique en cours.
Il inscrit également son action dans le temps long. Le Premier ministre rappelle que d’autres responsables viendront après son gouvernement et qu’ils hériteront, eux aussi, « de murs solides et de fissures ».
Une manière de dire que gouverner ne consiste pas uniquement à construire du nouveau, mais aussi à préserver ce qui fonctionne et à réparer ce qui doit l’être.
« Puissent-ils dire de notre passage : nous avons consolidé ce qui tenait et nous n’avons pas remis au lendemain ce qui devait être réparé », a-t-il souhaité.
La conclusion de cette séquence a pris la forme d’un engagement politique direct.
Al Aminou Lo demande que son gouvernement ne soit pas évalué sur les discours, les promesses ou les intentions affichées, mais sur ce qu’il parviendra réellement à produire.
« Ce gouvernement ne demande pas à être jugé sur ses intentions, mais sur son efficacité et sur ses résultats », a-t-il affirmé.
Une phrase qui pourrait devenir l’un des marqueurs de sa DPG. En choisissant lui-même le terrain de l’efficacité et des résultats, le Premier ministre place son gouvernement face à une obligation de performance.
Au-delà de la déclaration personnelle, ce passage apparaît donc comme un message à plusieurs destinataires : au président de la République, au président Ousmane Sonko, à la majorité, aux députés et à l’opinion publique.
Al Aminou Lo y affirme à la fois sa loyauté, son attachement à l’unité du pouvoir et sa volonté de ne pas s’éterniser à la Primature. Mais surtout, il fixe lui-même le critère sur lequel il souhaite être jugé : les résultats.
Le Premier ministre a révélé qu’il s’était imaginé, arrivé à l’âge de 60 ans, demander au président Ousmane Sonko et au président de la République de le laisser se retirer afin de se consacrer davantage à sa famille et à ses proches.
Mais ce projet personnel a, selon lui, été bouleversé par ce qu’il décrit comme « la gravité de l’heure ».
« J’ai mesuré la gravité de l’heure », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale, laissant entendre que les difficultés traversées par le pays, mais aussi les tensions et les fragilités observées au sein de la dynamique politique ayant conduit au pouvoir, l’ont convaincu qu’il ne pouvait pas se retirer.
Al Aminou Lo affirme avoir été témoin « depuis le premier jour » de ce qui s’est passé, de ce qui s’est dit, de ce qui « se gâtait » et de ce qui « s’effilochait ». Une formule forte qui laisse transparaître les inquiétudes du chef du gouvernement sur la cohésion et la solidité de l’alliance politique au pouvoir.
Le Premier ministre assure toutefois avoir œuvré pour préserver cette unité. Dans son intervention, il insiste sur ses efforts pour que « àndandoo bi am, àndandoo bi kontine », autrement dit pour que l’union existe et se poursuive.
Son message est clair : malgré les divergences, les tensions ou les différences de sensibilité, l’essentiel doit rester la préservation du projet politique commun.
« Je ne suis resté que parce que j’ai espoir que, malgré les différences, nous comprenons tous la gravité de cela », a-t-il expliqué.
Al Aminou Lo n’a d’ailleurs pas hésité à marteler une formule lourde : « L’heure est grave. »
Pour lui, les périodes de crise constituent justement un test de solidité pour les responsables publics. « C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît les équipages », a-t-il lancé, comme pour rappeler que la cohésion politique doit être renforcée au moment où les difficultés s’accumulent.
Le Premier ministre a ensuite défini la mission qu’il s’assigne à la tête du gouvernement : contribuer à retrouver « un pays apaisé » et « un pays qui se remet dans les rails ».
Une mission qu’il lie directement à la confiance du chef de l’État.
Al Aminou Lo indique qu’il restera à son poste « tant qu’il bénéficie de la confiance du chef de l’État ». Mais il évoque aussi, avec une certaine singularité, les conditions dans lesquelles il souhaiterait quitter la Primature.
« Le jour où je sentirai qu’il y a un pays qui marche, paradoxalement, c’est ce jour-là que je vais demander à aller me reposer », a-t-il confié.
À travers cette déclaration, le chef du gouvernement présente son passage à la Primature non comme une ambition personnelle, mais comme une mission temporaire au service de l’État.
Il utilise d’ailleurs un terme particulièrement fort pour la qualifier : un « sacerdoce ».
« Je n’ai pris qu’un sacerdoce, le sacerdoce de servir », a-t-il déclaré.
Al Aminou Lo assure vouloir donner « son corps », son « temps » et même « son manque de sommeil » à la recherche de l’unité nationale et à la concrétisation de la vision politique portée depuis l’accession au pouvoir du nouveau régime.
C’est dans ce cadre qu’il a repris l’une des formules symboliques du tandem : « Diomaye Président, Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye ».
En citant explicitement ce slogan politique, le Premier ministre semble vouloir réaffirmer la nécessité de préserver la cohésion entre le président de la République et Ousmane Sonko, au-delà des spéculations et des tensions qui peuvent entourer leur relation politique.
Al Aminou Lo se pose ainsi en défenseur d’une continuité et d’une unité qu’il considère essentielles à la réussite du projet politique en cours.
Il inscrit également son action dans le temps long. Le Premier ministre rappelle que d’autres responsables viendront après son gouvernement et qu’ils hériteront, eux aussi, « de murs solides et de fissures ».
Une manière de dire que gouverner ne consiste pas uniquement à construire du nouveau, mais aussi à préserver ce qui fonctionne et à réparer ce qui doit l’être.
« Puissent-ils dire de notre passage : nous avons consolidé ce qui tenait et nous n’avons pas remis au lendemain ce qui devait être réparé », a-t-il souhaité.
La conclusion de cette séquence a pris la forme d’un engagement politique direct.
Al Aminou Lo demande que son gouvernement ne soit pas évalué sur les discours, les promesses ou les intentions affichées, mais sur ce qu’il parviendra réellement à produire.
« Ce gouvernement ne demande pas à être jugé sur ses intentions, mais sur son efficacité et sur ses résultats », a-t-il affirmé.
Une phrase qui pourrait devenir l’un des marqueurs de sa DPG. En choisissant lui-même le terrain de l’efficacité et des résultats, le Premier ministre place son gouvernement face à une obligation de performance.
Au-delà de la déclaration personnelle, ce passage apparaît donc comme un message à plusieurs destinataires : au président de la République, au président Ousmane Sonko, à la majorité, aux députés et à l’opinion publique.
Al Aminou Lo y affirme à la fois sa loyauté, son attachement à l’unité du pouvoir et sa volonté de ne pas s’éterniser à la Primature. Mais surtout, il fixe lui-même le critère sur lequel il souhaite être jugé : les résultats.