Lors de son audition, Baba Ndiaye a apporté des précisions sur les différents comptes bancaires liés à la DIIRUB et sur les personnes habilitées à les mouvementer. Selon ses déclarations, la structure dispose d’un compte de dépôt logé au Trésor public, ainsi que de plusieurs comptes ouverts auprès de banques commerciales. Il cite notamment Ecobank, avec sept sous-comptes, Bank of Africa (BOA), avec trois sous comptes, et UBA, avec un sous-compte. D’après lui, les mouvements sur ces comptes relèvent des prérogatives du directeur général et du directeur du financement.
Interrogé sur les documents de gestion, notamment les comptes d’engagement et les archives, Baba Ndiaye affirme qu’il n’a pas bénéficié d’une passation de service formalisée avec son prédécesseur. « Je n’ai pas fait de passation avec mon prédécesseur », a-t-il déclaré, expliquant que sa prise de fonction était intervenue en fin d’année. Selon son récit, les éléments qui lui avaient alors été laissés se limitaient notamment à un manuel de procédures, un étudiant et un ordinateur.
Ces déclarations viennent ainsi ajouter un nouvel élément aux interrogations soulevées lors de l’audition sur la traçabilité des comptes, la conservation des archives et la formalisation des passations de service au sein de la DIIRUB. Si les propos des différents responsables font apparaître des versions et des pratiques différentes, ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir une quelconque irrégularité ou responsabilité. Les documents comptables, les procédures internes et les pièces justificatives devront être examinés pour déterminer précisément les conditions dans lesquelles les comptes et archives ont été transmis et gérés.