La passation de service entre M. Diakhoumpa, ancien gestionnaire de la DIIRUB de 2010 à 2018, et Baba Ndiaye, nommé après son départ à la retraite, a été au cœur des échanges lors de l’audition. Interpellé par Guy Marius Sagna sur le respect des dispositions du Code des marchés publics de 2014, l’ancien gestionnaire a expliqué qu’il n’aurait pas accepté de gérer les comptes s’il avait su que le manuel de procédures applicable n’était pas conforme. Une réponse qui a relancé les interrogations sur les procédures ayant encadré sa gestion.
Sur la question de la transmission des documents, M. Diakhoumpa a reconnu qu’une passation de service avait bien eu lieu, mais sans procès verbal formel. « C’est une erreur de ma part », a-t-il admis, expliquant avoir remis à Baba Ndiaye les comptes, les rapprochements et les archives au moment de son départ. Il assure toutefois que les documents étaient « bien rangés et bien ordonnés », tout en reconnaissant qu’un procès verbal aurait dû être établi. L’ancien gestionnaire affirme également n’avoir eu aucun échange avec son successeur après cette passation.
L’audition a également fait apparaître un point particulièrement sensible : près de deux milliards de francs CFA auraient été laissés sans pièces formellement documentées, selon les questions posées à l’ancien gestionnaire. M. Diakhoumpa ne conteste pas l’absence de certains documents de formalisation, mais soutient avoir confiance en Baba Ndiaye et affirme que les pièces justificatives se trouvent toujours sur place. Ces déclarations, qui relèvent désormais des éléments examinés dans le cadre de l’audition, devront être confrontées aux documents disponibles et aux explications des autres responsables concernés avant toute conclusion sur d’éventuelles responsabilités.