Crise universitaire : le mouvement " Thiès Ca Kanam" exprime sa profonde préoccupation et appelle à des solutions structurelles durables


Dans un communiqué transmis à rédaction de Dakaractu Thiès, le mouvement Thiès Ca Kanam, face à la crise persistante qui secoue le système universitaire national, 
a exprimé " sa profonde préoccupation face à la récurrence des tensions qui perturbent gravement le fonctionnement normal des universités et compromettent l’avenir académique, professionnel et social des étudiants. En effet, l’université constitue un pilier stratégique du développement national, en ce qu’elle assure la formation des ressources humaines, la production du savoir et le renforcement de la cohésion sociale. Or, les crises cycliques qui affectent l’enseignement supérieur fragilisent non seulement les parcours universitaires des étudiants, mais portent également atteinte à la stabilité sociale et aux perspectives de développement du pays".
 
Dans ce contexte préoccupant, le mouvement Thiès Ca Kanam, par la voix de son Président, Pape Doumbia, a lancé un appel solennel à l’apaisement, à la retenue et au sens élevé des responsabilités à l’endroit de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les autorités publiques, les administrations universitaires, les organisations syndicales, les personnels enseignants et les étudiants. " À ce titre, le mouvement considère que seule l’instauration d’un dialogue sincère, inclusif et permanent permettra de dépasser les logiques de confrontation, de prévenir les tensions récurrentes et de restaurer un climat serein indispensable à la continuité des enseignements, au bon déroulement de la recherche et à l’innovation académique.
Par ailleurs, le mouvement constate que les réponses ponctuelles, conjoncturelles et souvent improvisées apportées jusqu’à présent ont montré leurs limites. Dès lors, la crise actuelle met en lumière des dysfonctionnements structurels profonds qui appellent des réformes ambitieuses, cohérentes et durables".
 
Ainsi, " il devient nécessaire de renforcer et de moderniser les infrastructures universitaires afin de répondre à la croissance des effectifs, d’améliorer la gouvernance et la gestion administrative pour plus d’efficacité et de transparence, et de revaloriser les conditions de vie et d’études des étudiants afin de garantir un environnement académique digne et propice à la réussite. De plus, une planification rigoureuse des effectifs et des offres de formation s’impose, tout comme la mise en place d’un financement suffisant, stable et soutenable de l’enseignement supérieur. De surcroît, pour le mouvement Thiès Ça Kanam, investir durablement dans l’université revient à investir dans la jeunesse, la stabilité sociale, la compétitivité économique et la souveraineté intellectuelle de la Nation. À cet égard, l’enseignement supérieur doit être érigé en priorité stratégique nationale et ne saurait être traité comme une simple variable d’ajustement budgétaire", a-t-on ajouté.
 
Enfin, le mouvement Thiès Ca Kanam appelle l’État à engager, sans délai, des solutions structurelles courageuses, concertées et pérennes, afin de garantir la stabilité du système universitaire et de préserver l’université en tant qu’espace de savoir, de dialogue, de citoyenneté et de développement au service de la Nation et des générations futures...
Mardi 10 Février 2026
Dakaractu