Crise post-électorale : L’UFDG établit un bilan de 27 morts et dénonce la persécution de ses militants.


Crise post-électorale : L’UFDG établit un bilan de 27 morts et dénonce la persécution de ses militants.
L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a publié un communiqué pour dénoncer la tournure des évènements consécutivement à la crise post-électorale en Guinée. Le parti de Cellou Dalein Diallo a annoncé un « bilan  de morts » suite aux récentes manifestations.   

« Les violences déclenchées le lundi contre les militants de l’UFDG se poursuivent à Conakry et à l’intérieur du pays. À l’heure actuelle, (ce vendredi 23 octobre à 13h00), le bilan s’établit à 27 morts tués par balles dont 18 à Conakry, 3 à Manéah, 3 à Labé, 1 à Mamou, 1 à Télimélé et 1 à Pita. A cela, il faut ajouter plus d’une centaine de blessés par balles et autant d’arrestations et de dégâts matériels importants », note le communiqué.

Cependant, le communiqué dénonce qu’ « à Conakry, la répression se poursuit de plus belle dans les quartiers supposés favorables à l’opposition où la police et la gendarmerie, désormais appuyées par l’armée réquisitionnée depuis hier à cet effet, se livrent à toutes sortes d’exactions. Ils vont jusqu’à incendier les concessions et vandaliser les magasins et boutiques appartenant à des opérateurs économiques qui, en raison de leur patronyme, sont supposés être des soutiens de Cellou Dalein Diallo ».

Le communiqué précise qu’à l’intérieur du pays, « notamment à Nzérékoré, Kissidougou, Macenta et Kérouané, plusieurs boutiques, magasins et domiciles, identifiés sur la base du patronyme de leurs propriétaires, sont incendiés, pillés ou vandalisés ».

« La Direction Nationale du Parti condamne ce terrorisme d’État et exige la libération sans délai du Président Cellou Dalein Diallo, illégalement séquestré, et de tous locaux de l’UFDG, arbitrairement occupés par les forces de l’ordre. Après le coup d’état constitutionnel, Alpha Condé tient à réussir, par la fraude et la violence, son coup d’état électoral. Il appartient à tous les Guinéens, épris de justice et de démocratie, et opposés au troisième mandat, de se mobiliser pour lui barrer la route », conclut le texte.
Vendredi 23 Octobre 2020
Dakaractu



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