Crise dans l'enseignement Acte 3 - Scission du G7, rébellion du G20…, l’enseignement du moyen-secondaire dans une crise ambiguë…


Au moment où le SAEMS et le CUSEMS consultent leurs bases pour savoir la conduite à tenir par rapport aux propositions du gouvernement du Sénégal pour un dénouement définitif de la crise scolaire, l’autre force pour ne pas dire l’autre pôle des syndicats d’enseignants déroule son 5ème plan d’action de grève.

Ceci après avoir vertement fustigé le comportement inélégant des syndicats représentatifs de l’enseignement. Le démon de la division est passé par là. Tout d’abord dans les négociations entre l’État et les différents syndicats, chacun a ses propres préoccupations. Les syndicats de l’élémentaire (SELS et SELS/A) ont vu leurs préoccupations prises en charge par le protocole de 2022.

Une situation qui les a convaincus avec l’implication de la société civile présente lors des négociations qui s’est portée garante du respect du protocole de la part de l’État. Une position adoptée aussi  par les trois autres syndicats qui officient au moyen-secondaire comme à l’élémentaire : l'Uden, le Snelas/Fc et le Siens. Ces cinq syndicats après concertation se sont accordés à suspendre la grève.

Ce qui indispose le SAEMS et le CUSEMS qui ne sont pas encore rassasiés et se sentent trahis par l’UDEN et SNELAS/FC avec qui ils avaient les mêmes intérêts à défendre car ayant une partie de la lutte en commun, le moyen-secondaire et tous avaient en ligne de mire le syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale du Sénégal (SIENS) qui disent-ils sont de la même hiérarchie.

Une démarcation qui a poussé le SAEMS et le CUSEMS à s’offusquer et prendre leur propre direction pour mener leur combat. L’occasion faisant le larron, le G20 tend la main au G2 pour faire bloc et mener le combat ensemble jusqu’à satisfaction de leur plateforme revendicative. « Le refus par ces deux groupes d’une même et unique réalité, de mener ce combat ensemble avec les autres cadres dont le G20 pour aller dans le sens de cette unité tant réclamée par les enseignants », soutient Ardo Fall du G20.


Face à cette situation de séparation pour ne pas dire de scission du G7, deux blocs commencent à voir le jour : le G5 et le G2. Un divorce qui met en selle le système éducatif et l’avenir des apprenants. Car l’une des principales causes du refus de signer ce protocole, c’est qu’ils ne peuvent pas jeter dans la poubelle les accords du 30 avril 2018 qui sont des acquis. C’est-à-dire signer un protocole sur un autre déjà existant, c’est douze points qui sont mis sur la table du gouvernement. Et quatre ans encore alors que l’ensemble des accords de 2018 n'est pas pris en charge, le gouvernement propose encore un autre protocole. Ce que réfute le désormais G2. Une situation qui inquiète plus d’un.

Au moment où des solutions sont en train d’être cherchées pour un dénouement définitif de la crise en emmenant le G2 à la raison, le G20 met à exécution son 5ème plan d’action. Hier en conférence de presse, le coordonnateur du G20, Dame Mbodj, a présenté le plan d’action : débrayage à 9 h ce mardi, et une grève totale sur le territoire national, mercredi. La plateforme revendicative dudit groupement non reconnu par l’État du Sénégal tourne autour de l’âge de la retraite à 65 ans, l’accès à l’habitat social, les indemnités de correction et de participation aux examens et concours des enseignants de l’élémentaire et du préscolaire.

« Il faut noter des iniquités incompréhensibles au sein du cadre de l’enseignement avec des incohérences inexplicables dans l’octroi de l’indemnité de recherche documentaire. À ces manquements, s’ajoute la non prise en compte de certains points dans la plateforme revendicative par nos fameux représentants à la table de négociations parce qu’ils étaient plutôt préoccupés par ces relations de rejet mutuel », déplore le G20.


Ainsi avec ces tiraillements, l’enseignement risque d’être perturbé cette année au grand dam des potaches qui n’auront que leurs yeux pour constater les dégâts. Cette année de 2022 s’organiseront les élections de représentativité des syndicats. C’est pourquoi à quelques mois de ces joutes syndicales, chaque SG de syndicat fait les yeux doux aux enseignants pour les enrôler …
Mardi 1 Mars 2022
Dakaractu



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