Une réunion ordinaire qui tourne à la confrontation
La réunion du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football devait initialement être consacrée aux affaires ordinaires de l’institution.
Elle s’est finalement transformée en une séance particulièrement tendue lorsque Bamba Ba a pris la parole pour lire une déclaration liminaire.
Le président de la Commission marketing, sponsoring et développement digital a choisi de s’adresser directement aux autres membres du Comité exécutif pour dénoncer ce qu’il considère comme de graves dysfonctionnements dans la gouvernance de la Fédération.
D’après Les Échos, son intervention a acté une rupture ouverte avec le sommet de l’institution.
Une mise à l’écart jugée systématique
Bamba Ba affirme être régulièrement tenu à l’écart de décisions relevant pourtant, en principe, de sa commission.
Il a tenu à établir une distinction entre les résultats de sa gestion et certaines décisions prises directement par la direction fédérale sans qu’il soit associé aux discussions.
Son objectif était également de décliner toute responsabilité dans les choix opérés sans sa participation.
Le responsable fédéral estime disposer de prérogatives clairement définies sur le papier, mais qui lui seraient retirées dans la pratique.
Les matchs contre les États-Unis et l’Arabie saoudite cités
Parmi les exemples avancés figurent les négociations liées aux rencontres amicales contre les États-Unis et l’Arabie saoudite.
Bamba Ba affirme que ces discussions auraient été conduites exclusivement entre le président de la Fédération et le secrétaire général.
N’ayant pas été associé aux démarches, il a formellement refusé d’endosser la responsabilité des conditions dans lesquelles ces matchs auraient été négociés.
Cette situation illustre, selon lui, une gestion en vase clos et une marginalisation des commissions pourtant chargées de traiter certains dossiers spécialisés.
Un bénéfice d’un milliard revendiqué contre le Pérou
Face aux critiques ou aux interrogations sur son action, Bamba Ba a présenté les résultats obtenus sous sa responsabilité.
Il a notamment évoqué le match amical contre le Pérou, qu’il présente comme la seule rencontre dont il aurait personnellement assuré la coordination.
Selon les chiffres qu’il a communiqués au Comité exécutif, cette rencontre aurait généré un bénéfice net d’un milliard de francs CFA pour les caisses de la Fédération sénégalaise de football.
Il considère ce résultat comme la preuve de sa capacité à organiser des opérations rentables lorsqu’il dispose réellement de la maîtrise des dossiers.
Le contrat de la BNDE et la valorisation de la Tanière
Sur le plan du sponsoring, Bamba Ba a également revendiqué le triplement du contrat conclu avec la Banque nationale pour le développement économique, par comparaison avec le précédent accord avec Coris.
Il affirme aussi avoir contribué à une valorisation plus importante de la Tanière, de l’image de la Fédération et des activités entourant la Coupe d’Afrique des nations jusqu’à la Coupe du monde.
Les Échos rapporte également qu’il a évoqué l’obtention d’une subvention destinée aux tenues.
Ces résultats ont été présentés par Bamba Ba pour démontrer que sa commission aurait produit des performances concrètes, malgré les difficultés de fonctionnement interne qu’il dénonce.
Le silence d’Abdoulaye Fall pointé du doigt
Au-delà de son bilan, Bamba Ba s’est directement tourné vers le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall.
Il lui reproche un manque de soutien et un silence persistant face aux dysfonctionnements signalés.
Pour le président de la Commission marketing, ce mutisme ne peut plus être considéré comme une position neutre. Dans un contexte de fortes divergences internes, le silence du président serait interprété comme un choix politique.
Cette critique marque une escalade supplémentaire dans le conflit, puisque Bamba Ba ne s’attaque plus seulement au fonctionnement administratif, mais met directement en cause l’attitude du premier responsable de la Fédération.
L’omniprésence d’Abdoulaye Sow dénoncée
Bamba Ba a également mis en cause le rôle du secrétaire général, Abdoulaye Sow.
Il estime que celui-ci serait devenu le véritable maître d’une grande partie des décisions fédérales, y compris celles qui devraient relever du Comité exécutif, de la présidence ou des commissions spécialisées.
Cette concentration des pouvoirs serait, selon lui, incompatible avec le fonctionnement collectif attendu d’une fédération sportive.
Il considère qu’elle installe une logique de division et éloigne l’institution des principes annoncés dans le projet « Praxis ».
Des commissions jugées insuffisamment opérationnelles
Le responsable marketing reproche par ailleurs à la direction de ne pas permettre aux commissions de fonctionner pleinement.
Il réclame un retour à ce qu’il qualifie d’orthodoxie administrative, avec une répartition plus claire des responsabilités et une véritable implication des membres élus.
Bamba Ba a rappelé que le président de la Fédération a été choisi par les membres élus du Comité exécutif. Il estime donc que l’administration technique ne doit pas se substituer aux organes politiques et décisionnels de la Fédération.
Trois contrats placés au centre des interrogations
Le dirigeant a ensuite évoqué plusieurs dossiers financiers qu’il considère comme sensibles.
Il a cité les contrats Goganidé, My Coach Pro et Tismo, autour desquels il dénonce une absence de discussions internes et un manque de transparence.
Bamba Ba estime que ces zones d’ombre fragilisent la cohésion de l’institution et alimentent les tensions entre les membres du Comité exécutif.
Il a demandé une révision immédiate de ces accords afin que leur contenu et leurs conditions d’adoption puissent être examinés par les instances compétentes.
Ces accusations sont rapportées comme les positions exprimées par Bamba Ba et ne constituent pas, à ce stade, des conclusions établies par une procédure de contrôle.
Des attaques sur les réseaux sociaux depuis le 3 juillet
Bamba Ba a aussi évoqué les attaques et provocations dont il affirme être la cible sur les réseaux sociaux depuis le 3 juillet.
Face à cette situation, il dit avoir choisi la dignité et la retenue plutôt que l’affrontement public.
Il refuse néanmoins de continuer à servir de bouc émissaire au nom de sa loyauté envers la Fédération ou ses responsables.
Cette pression extérieure aurait contribué à sa décision de prendre temporairement ses distances avec les activités centrales de la FSF.
Un retrait temporaire, mais pas une démission
En guise de protestation, Bamba Ba a annoncé qu’il allait prendre du recul dans les semaines à venir.
Il prévoit de se consacrer exclusivement à sa Ligue régionale, qu’il présente comme sa base mandataire.
Le dirigeant insiste toutefois sur le caractère temporaire de cette décision. Il ne s’agirait ni d’un renoncement ni d’un départ définitif de la Fédération.
Il promet de revenir devant le Comité exécutif après avoir achevé ses consultations, avec une position ferme sur la suite de son engagement.
Le Comité exécutif sommé de se prononcer
Avant de se retirer temporairement, Bamba Ba a demandé au Comité exécutif de se prononcer officiellement sur le respect des mandats confiés aux membres élus.
Il souhaite que l’instance clarifie le rôle des commissions et mette fin à ce qu’il considère comme une concentration excessive des pouvoirs entre les mains de l’administration.
La réunion du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football devait initialement être consacrée aux affaires ordinaires de l’institution.
Elle s’est finalement transformée en une séance particulièrement tendue lorsque Bamba Ba a pris la parole pour lire une déclaration liminaire.
Le président de la Commission marketing, sponsoring et développement digital a choisi de s’adresser directement aux autres membres du Comité exécutif pour dénoncer ce qu’il considère comme de graves dysfonctionnements dans la gouvernance de la Fédération.
D’après Les Échos, son intervention a acté une rupture ouverte avec le sommet de l’institution.
Une mise à l’écart jugée systématique
Bamba Ba affirme être régulièrement tenu à l’écart de décisions relevant pourtant, en principe, de sa commission.
Il a tenu à établir une distinction entre les résultats de sa gestion et certaines décisions prises directement par la direction fédérale sans qu’il soit associé aux discussions.
Son objectif était également de décliner toute responsabilité dans les choix opérés sans sa participation.
Le responsable fédéral estime disposer de prérogatives clairement définies sur le papier, mais qui lui seraient retirées dans la pratique.
Les matchs contre les États-Unis et l’Arabie saoudite cités
Parmi les exemples avancés figurent les négociations liées aux rencontres amicales contre les États-Unis et l’Arabie saoudite.
Bamba Ba affirme que ces discussions auraient été conduites exclusivement entre le président de la Fédération et le secrétaire général.
N’ayant pas été associé aux démarches, il a formellement refusé d’endosser la responsabilité des conditions dans lesquelles ces matchs auraient été négociés.
Cette situation illustre, selon lui, une gestion en vase clos et une marginalisation des commissions pourtant chargées de traiter certains dossiers spécialisés.
Un bénéfice d’un milliard revendiqué contre le Pérou
Face aux critiques ou aux interrogations sur son action, Bamba Ba a présenté les résultats obtenus sous sa responsabilité.
Il a notamment évoqué le match amical contre le Pérou, qu’il présente comme la seule rencontre dont il aurait personnellement assuré la coordination.
Selon les chiffres qu’il a communiqués au Comité exécutif, cette rencontre aurait généré un bénéfice net d’un milliard de francs CFA pour les caisses de la Fédération sénégalaise de football.
Il considère ce résultat comme la preuve de sa capacité à organiser des opérations rentables lorsqu’il dispose réellement de la maîtrise des dossiers.
Le contrat de la BNDE et la valorisation de la Tanière
Sur le plan du sponsoring, Bamba Ba a également revendiqué le triplement du contrat conclu avec la Banque nationale pour le développement économique, par comparaison avec le précédent accord avec Coris.
Il affirme aussi avoir contribué à une valorisation plus importante de la Tanière, de l’image de la Fédération et des activités entourant la Coupe d’Afrique des nations jusqu’à la Coupe du monde.
Les Échos rapporte également qu’il a évoqué l’obtention d’une subvention destinée aux tenues.
Ces résultats ont été présentés par Bamba Ba pour démontrer que sa commission aurait produit des performances concrètes, malgré les difficultés de fonctionnement interne qu’il dénonce.
Le silence d’Abdoulaye Fall pointé du doigt
Au-delà de son bilan, Bamba Ba s’est directement tourné vers le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall.
Il lui reproche un manque de soutien et un silence persistant face aux dysfonctionnements signalés.
Pour le président de la Commission marketing, ce mutisme ne peut plus être considéré comme une position neutre. Dans un contexte de fortes divergences internes, le silence du président serait interprété comme un choix politique.
Cette critique marque une escalade supplémentaire dans le conflit, puisque Bamba Ba ne s’attaque plus seulement au fonctionnement administratif, mais met directement en cause l’attitude du premier responsable de la Fédération.
L’omniprésence d’Abdoulaye Sow dénoncée
Bamba Ba a également mis en cause le rôle du secrétaire général, Abdoulaye Sow.
Il estime que celui-ci serait devenu le véritable maître d’une grande partie des décisions fédérales, y compris celles qui devraient relever du Comité exécutif, de la présidence ou des commissions spécialisées.
Cette concentration des pouvoirs serait, selon lui, incompatible avec le fonctionnement collectif attendu d’une fédération sportive.
Il considère qu’elle installe une logique de division et éloigne l’institution des principes annoncés dans le projet « Praxis ».
Des commissions jugées insuffisamment opérationnelles
Le responsable marketing reproche par ailleurs à la direction de ne pas permettre aux commissions de fonctionner pleinement.
Il réclame un retour à ce qu’il qualifie d’orthodoxie administrative, avec une répartition plus claire des responsabilités et une véritable implication des membres élus.
Bamba Ba a rappelé que le président de la Fédération a été choisi par les membres élus du Comité exécutif. Il estime donc que l’administration technique ne doit pas se substituer aux organes politiques et décisionnels de la Fédération.
Trois contrats placés au centre des interrogations
Le dirigeant a ensuite évoqué plusieurs dossiers financiers qu’il considère comme sensibles.
Il a cité les contrats Goganidé, My Coach Pro et Tismo, autour desquels il dénonce une absence de discussions internes et un manque de transparence.
Bamba Ba estime que ces zones d’ombre fragilisent la cohésion de l’institution et alimentent les tensions entre les membres du Comité exécutif.
Il a demandé une révision immédiate de ces accords afin que leur contenu et leurs conditions d’adoption puissent être examinés par les instances compétentes.
Ces accusations sont rapportées comme les positions exprimées par Bamba Ba et ne constituent pas, à ce stade, des conclusions établies par une procédure de contrôle.
Des attaques sur les réseaux sociaux depuis le 3 juillet
Bamba Ba a aussi évoqué les attaques et provocations dont il affirme être la cible sur les réseaux sociaux depuis le 3 juillet.
Face à cette situation, il dit avoir choisi la dignité et la retenue plutôt que l’affrontement public.
Il refuse néanmoins de continuer à servir de bouc émissaire au nom de sa loyauté envers la Fédération ou ses responsables.
Cette pression extérieure aurait contribué à sa décision de prendre temporairement ses distances avec les activités centrales de la FSF.
Un retrait temporaire, mais pas une démission
En guise de protestation, Bamba Ba a annoncé qu’il allait prendre du recul dans les semaines à venir.
Il prévoit de se consacrer exclusivement à sa Ligue régionale, qu’il présente comme sa base mandataire.
Le dirigeant insiste toutefois sur le caractère temporaire de cette décision. Il ne s’agirait ni d’un renoncement ni d’un départ définitif de la Fédération.
Il promet de revenir devant le Comité exécutif après avoir achevé ses consultations, avec une position ferme sur la suite de son engagement.
Le Comité exécutif sommé de se prononcer
Avant de se retirer temporairement, Bamba Ba a demandé au Comité exécutif de se prononcer officiellement sur le respect des mandats confiés aux membres élus.
Il souhaite que l’instance clarifie le rôle des commissions et mette fin à ce qu’il considère comme une concentration excessive des pouvoirs entre les mains de l’administration.