L’Intersyndicale du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) s’est alarmée de la détérioration du climat social dans le campus universitaire. Dans un communiqué, elle dénonce les violences subies par le personnel et brandit la menace d’une grève de 48 heures. Le syndicat déplore « les interruptions forcées de travail, les menaces, les agressions verbales et physiques ainsi que les actes de violences et de vandalismes perpétrés contre le personnel et les biens » lors des récents mouvements de grèves et des journées sans tickets (JST).
Selon l’Intersyndicale, ces événements compromettent gravement l’intégrité physique du personnel et dégradent l’outil de travail au service de la communauté estudiantine.
Face à cette situation d’insécurité qui a atteint « un seuil critique », l’Intersyndicale exige de la Direction du COUD et des autorités d’assurer la sécurité des travailleurs et des infrastructures. Elle dénonce également toute forme d’intimidation visant à forcer les agents à abandonner leurs postes lors des mouvements d’humeur et réaffirme son « soutien total aux travailleurs ayant subi des préjudices moraux ou physiques ».
Le syndicat tient à rappeler que « les grèves répétées n’ont aucun lien avec les prestations offertes par le COUD qui, malheureusement paye un lourd tribut ». Il salue par ailleurs les efforts des autorités pour améliorer le quotidien des étudiants, notamment à travers la mise en place de tarifs sociaux : 50 F pour le petit-déjeuner (NDEKKI), 100 F pour le déjeuner (AGNE) et le dîner (REERE), sans oublier les 50 F pour l’accès aux soins médicaux.
Concernant les journées sans tickets (JST) que l’État souhaite imposer, l’Intersyndicale juge cette mesure « inacceptable et incompréhensible ». Selon ses calculs, au-delà de dix jours de JST, le COUD perdrait plus d’un milliard de francs CFA, « ce qui est insoutenable pour un budget déficitaire ». L’Intersyndicale demande aux agents d’observer leur droit de retrait pour 48 heures à compter du vendredi 06 février 2026, si la situation ne s’améliore pas. Elle se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour protéger les travailleurs et invite à la solidarité et à la vigilance.