Cris du cœur à l'UIDT-Thiès : Les agents de sécurité menacés de chômage technique.


Cris du cœur à l'UIDT-Thiès : Les agents de sécurité menacés de chômage technique.
Sous contrat depuis 2008, les agents de sécurité de l'Université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès qui risquent d'être en chômage technique, ont manifesté leur mécontentement à l'endroit du rectorat. En effet, madame le recteur veut privatiser la sécurité de l'UIDT-Thiès qui est gérée par les agents de sécurité depuis plus de douze ans.

"Étant de dignes chefs de famille, nous risquons aujourd'hui de perdre nos emplois ou d'être mis dans des conditions de travail extrêmement difficiles", déclare le président de l'amicale des agents de sécurité de l'UIDT-Thiès, Jean Félix Faye qui dit "non à l'externalisation de l'agence de sécurité nationale de l'UIDT-Thiès". 

Il demande au recteur de lâcher du lest pour le bien-être d'agents de sécurité désespérés et sous la menace de perdre leurs emplois. "Nous sommes déterminés à tout faire pour que justice soit faite et que les préjudices soient réparés", ajoute-t-il.

Poursuivant ses récriminations, il indique que , "suite à la dernière réunion du 2 juin 2021, vous avez fait votre appel d'offres sur le portail des marchés publics sans nous prévenir. Donc nous sommes prêts à engager la bataille, parce que nous avons servi cette université dans les conditions les plus optimales pendant plus de 10 ans", a déclaré Jean Félix Faye.

De nuit comme de jour et plus précisément durant la Covid 19, affirme-t-il, tout le personnel dormait chez lui.
"Nous les agents de sécurité nous étions sur le terrain en train de risquer notre vie. Nous demandons au Président de la République, au ministre de l'enseignement supérieur et au ministre de l'emploi de veiller sur le sort des agents de sécurité qu'ils veulent mettre dehors sans préavis", alerte-t-il.

En conséquence, poursuit-il, nous avons interpellé madame le recteur sur ce que nous devions avoir, parce que ici à l'université, "nous n'avons jamais eu de prime de  transport qui s'élèvent à 20.800 FCFA encore moins de prime de panier qui s'élève à 22.000 FCFA. Malgré tout ce que nous avons vécu dans des conditions difficiles nous sommes restés pendant 10 ans, croyant que nous aurons un lendemain meilleur, mais hélas".
Vendredi 25 Juin 2021
Dakaractu




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