Covid-19 : Les complaintes de la Fnacs face au calvaire des acteurs de la restauration.


L’inquiétude continue de gagner du terrain dans le secteur privé sénégalais. Le secteur de l’hôtellerie, de son côté, semble payer un lourd tribut avec des milliers d’emplois menacés à cause de la crise sanitaire qui a paralysé leurs activités.

Le sort de certains de ses membres, menacé, la Fédération nationale des cuisiniers du Sénégal est montée au créneau pour appeler les autorités étatiques à la rescousse.

Yousssoupha Diémé, son président qui a été rencontré en marge d’une réunion des membres du bureau de cette entité, a tenté de rassurer ses pairs. ‘’C’est vrai que les difficultés du secteur de l’hôtellerie impactent négativement. Il est dit aussi que le risque d’assister à des licenciements importants est patent. Mais la Fnacs dit s’appuyer sur le syndicat habilité (celui en charge de l’hôtellerie) pour porter le plaidoyer’’, a dit M. Diémé.

Un plaidoyer à l’endroit des patrons de l’hôtellerie et des autorités étatiques, a précisé le président de ladite fédération nationale qui en a profité pour parler du prochain championnat africain de la gastronomie et de la pâtisserie, en l’occurrence le ‘’Bocuse d’Or’’. Lequel, prévue les 25 et 26 octobre, à Marrakech (Maroc), verra la participation d’une équipe sénégalaise. Ce concours continental, rassure-t-il, va se tenir. D’ailleurs, ‘’les préparatifs vont bon train’’, a-t-il souligné.

Comme pour étayer les propos de son président, Mamadou Diouf, Chef de cuisine exécutif, groupe Lataska, a déploré le triste sort des employés journaliers engagés dans les infrastructures hôtelières. Secrétaire général adjoint de la Fnacs, il plaide pour un soutien effectif de l’État. ‘’Nous, les acteurs de l’hôtellerie et de la restauration, vivons difficilement cette situation. Les ‘’extras’’, c’est-à-dire les journaliers sont les plus exposés. Et au stade actuel, la situation va aller de mal en pis. Parce que si au premier jour de la Covid, les gens avaient bénéficié de l’aide alimentaire, tel n’est pas le cas pour cette seconde étape. L’État doit voir comment voler au secours des acteurs de ce secteur de l’hôtellerie et de la restauration.
Vendredi 4 Septembre 2020
Dakaractu




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