Covid-19 : Découverte d’un 4e variant avec des mutations potentiellement inquiétantes au Nigeria


 Le monde vient d’enregistrer la présence d’une nouvelle mutation de la Covid-19. Ce nouveau variant (B1525) qui constitue le quatrième du genre, a été découvert par des chercheurs de l'université d'Edimbourg, en Ecosse. Il est décrit comme étant un variant présentant ‘’un ensemble de mutations potentiellement inquiétant, a appris Dakaractu. Selon des informations relayées par des confrères, il s'agirait d'une version du virus assez semblable aux variants sud-africain et brésilien’’, mais qui est ‘’plus résistante par conséquent aux vaccins développés à l'heure actuelle.
 
Pour l’heure, l’origine de ce variant n’est pas encore connu, mais les dernières statistiques font état d’au moins 39 cas recensés au Royaume-Uni, (35) au Danemark, (29) au Nigeria, (10) aux États-Unis, (5) en France et même en Australie. Le variant, dont les premiers cas remonteraient à mi-décembre, circulerait déjà dans au moins 13 pays.
 
Cette variante, selon nos confrères du site français ‘’La dépêche’’ a fait l'objet d'un rapport des chercheurs de l'université d'Édimbourg lequel renseigne qu'elle a été détectée par séquençage du génome dans 10 pays, dont le Danemark, les États-Unis et l'Australie. Les premières séquences ont été datées de décembre et ont été découvertes au Royaume-Uni et au Nigeria, renseigne la même source. Celle-ci a aussi indiqué que ‘’l'équipe a affirmé que le génome de ce variant présente des similitudes avec celui du variant de Kent, B117, et qu'il contient un certain nombre de mutations qui ont inquiété les chercheurs, notamment la mutation E484K de la protéine de pic. La protéine de pic est cette élément situé à l'extérieur du virus qui joue un rôle important en aidant le virus à entrer dans les cellules. Cette mutation E484K est présente dans des variantes apparues en Afrique du Sud et au Brésil et on pense qu'elle aide le virus à échapper aux anticorps neutralisants’’, signale nos confrères de The Guardian, site d'information et de presse britannique.
 
Le Dr Simon Clarke, professeur associé de microbiologie cellulaire à l'université de Reading, s’est prononcé, dans les colonnes de ladite source médiatique. ‘’Bien que l'on ne sache pas exactement quel effet de nombreuses mutations peuvent avoir sur la capacité du coronavirus à établir une infection, ou sur la gravité de la maladie, la présence de la mutation E484K était connue dans le variant sud-africain pour conférer un certain degré de résistance à certains vaccins. Nous ne savons pas encore dans quelle mesure cette [nouvelle] variante se propagera, mais si elle réussit, on peut présumer que l'immunité contre tout vaccin ou toute infection antérieure sera émoussée", a-t-il déclaré.
 
L'immunité contre tout vaccin ou toute infection antérieure menacée par le nouveau variant
 
M. Clarke a ajouté que ‘’la nouvelle variante devrait être incluse dans les efforts visant à renforcer les tests pour détecter les variantes préoccupantes. Je pense que jusqu'à ce que nous en sachions plus sur ces variantes, toutes les variantes qui portent le E484K devraient être soumises à des tests de poussée. Car, il semble conférer une résistance à l'immunité, quelle que soit la manière dont elle est générée", a-t-il déclaré.
 
Son collègue Ravi Gupta, professeur de microbiologie clinique à l'Université de Cambridge, a quant à lui convenu que des tests de poussée pour la nouvelle variante étaient justifiés, notant qu'en plus de la mutation E484K, elle avait un autre changement "qui l'aide probablement à s'échapper de nos anticorps".
 
Le professeur Jonathan Stoye, lui, a émis des craintes. Chef de groupe à l'Institut Francis Crick, il a déclaré que ‘’si la variante se propageait clairement, les tests de poussée avaient des problèmes, notamment que les personnes les plus exposées au risque de propagation de Covid pourraient ne pas se manifester, par exemple parce qu'elles n'ont pas les moyens financiers de tester un test positif. À l’en croire, ces mutations étaient attendues. ‘’Il n'était pas surprenant que la nouvelle variante contienne certaines mutations familières. Dès que vous commencez à exercer une pression de sélection sur ce virus, vous commencez à sélectionner en particulier pour des choses qui lui donnent la capacité d'échapper aux réponses immunitaires. Et je pense que c'est ce que nous voyons ici", prévient-il.
 
De son côté, le Dr Lucy van Dorp, en service à l'Institut de génétique de l'University College London, a sonné l’urgence d’une détection rapide des nouvelles variantes. Une détection qui, à l’en croire, ‘’était cruciale’’. L'un des principaux avantages de la surveillance génomique est de détecter rapidement les lignées potentiellement préoccupantes, tout en restant peu fréquentes, afin de permettre une évaluation rapide de leur impact et de leur prévalence dans d'autres régions du monde".

Mercredi 17 Février 2021
Dakaractu




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