Covid-19 : Chaque minute de retard dans la fourniture du vaccin a le potentiel de causer à l’Afrique près de 10 milliards de F Cfa de perte de Pib (Banque mondiale)


La Covid-19 a rudement malmené l’économie mondiale, mais elle semble persister à la tirer vers les abysses. Il ressort en effet, des révélations de la Banque mondiale, que chaque mois de retard, dans la fourniture des vaccins contre la Covid-19 coûterait à l’Afrique près de 14 milliards de dollars de perte de Pib (Produit intérieur brut) soit 7 540 milliards 971 millions 400 000 F Cfa, tous les 30 jours. Des estimations faites par Dena Ringold, directrice régionale, développement humain, région Afrique de la Banque mondiale. C’était le jeudi dernier, au cours du point de presse en ligne avec des experts de l'Organisation mondiale de la santé (Oms), de la Banque mondiale et de Standard Chartered sur le financement des vaccins Covid-19 en Afrique.

 

Pour comprendre l’ampleur du gap financier, il faut évaluer ces pertes de Pib, pour le continent africain, par jour ou par minute. Il apparaît, dès lors, nettement que ce sont, avec ces mêmes estimations de ladite institution mondiale, 251 milliards 376 millions 136 665 F Cfa qui sont perdus par jour soit 10 milliards 474 millions 5 690 F Cfa.  

 

‘’Nous savons que cette pandémie continue d'exercer une pression sur les économies africaines, qu'elle exacerbe la pauvreté et que des dizaines de millions de personnes tombent dans la pauvreté en plus de la perte de vies et de capital humain. Nous estimons que chaque mois de retard dans la fourniture du vaccin contre la Covid-19 a le potentiel de causer au continent africain près de 14 milliards (de dollars) de perte de Pib. Il s'agit donc d'une crise économique et sociale’’, a déclaré Dena Ringold.

 

 

Dans l'ensemble, poursuit-elle, la réponse de la Banque mondiale à la pandémie ‘’a été la plus importante et la plus rapide jamais mise en place pour une crise dans l'histoire de l'institution’’. Elle en veut pour preuve qu’au mois de ‘’mars de l'année dernière, le paquet global initial pour la réponse sanitaire impliquait la préparation de 100 projets en 100 jours pour aider les pays à combattre la pandémie en renforçant les capacités de dépistage, de surveillance et de traitement’’.

 

Comment chaque pays pourra être à l'abri de la résurgence de la pandémie

 

‘’En Afrique, cela a impliqué environ 1 milliard de dollars Ud (plus de 500 milliards F Cfa) pour 39 pays du continent et cela s'est fait parallèlement à notre effort plus large qui était axé sur la sauvegarde des vies, mais aussi sur la sauvegarde des moyens de subsistance, leur domaine de protection sociale, en assurant une croissance durable des entreprises et en travaillant à la construction d'une reprise plus résiliente’’. D’ailleurs, note-t-elle, ses collaborateurs et elle ont travaillé en étroite collaboration avec des partenaires comme ‘’l'Unicef et Gavi, pour aider les pays à préparer des évaluations de l'état de préparation des vaccins et un plan national de vaccination pour guider le déploiement’’.

 

Au regard de ce qui a été fait, il est apparu, à ce jour, la réception ‘’des demandes de financement de vaccins de la part de 36 pays d'Afrique pour un montant de près de deux milliards de dollars, dont 7 projets pour 7 pays qui ont déjà été approuvés par notre conseil d'administration et 29 autres qui sont à différents stades de préparation’’, a révélé la directrice régionale, développement humain, région Afrique de la Banque mondiale.

 

Cette dernière est d'avis que ''le défi va au-delà de l'achat de vaccins. L'évaluation de l'état de préparation a identifié et souligné les principales lacunes, notamment en ce qui concerne l'équipement de la chaîne du froid, l'infrastructure énergétique, la logistique, le transport, l'engagement de la communauté et surtout, dans de nombreux cas, les ressources humaines nécessaires au déploiement du vaccin.

 

Au vu de tout ce qui précède, Dena Ringold de souligner que ‘’l'accès large et rapide à des vaccins sûrs et efficaces contre la Covid-19, ainsi que le travail en cours pour tester les traitements et construire des systèmes de santé solides sont les ingrédients essentiels pour protéger les vies et stimuler la reprise économique sur le continent’’. Et mieux, ‘’ce n'est que si la pandémie est contenue dans tous les pays, que chaque pays pourra être à l'abri de sa résurgence’’. 

 

La Banque mondiale, pour sa part, s'est donc engagée à travailler avec les pays et nos partenaires pour augmenter l'approvisionnement en vaccins de l'Afrique’’, assure-t-elle.

 

Dimanche 23 Mai 2021
Dakaractu



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