Covid-19 / Attribution de marchés relatifs à l’aide alimentaire : « Devant l’urgence, il n’y a que les gens qui n’ont aucun propos qui vivent dans le débat… »


Le ministre conseiller Abdou Aziz Mbaye invité de l’émission dominicale de la Rts, a critiqué vivement ceux qui entretiennent le débat sur les marchés relatifs à ’aide alimentaire. « Il nous faut être sérieux, on ne peut pas courir en se laçant les chaussures. Comment on peut lui demander de s’arrêter maintenant. Il faut aller vite, pour une fois qu’une une décision extraordinaire a été prise », a-t-il réagi.
 « Si vous regardez ce qui a été fait au Sénégal, qui est exemplaire, un comité stratégique dirigé par le Chef de l’État et un comité technique par celui des finances. Toutes les sommes mises en place pour la force Covid seront déposées au trésor public. Un compte unique de l’État. Ça c’est de la transparence ».
On a ajouté aux deux comités, celui du suivi, a-t-il ajouté. « Des gens seront à même de regarder ce qui a été fait et quiconque trouve que quelque chose n’a pas été bien fait, le dénoncera. Et on corrigera. Nous avons ici des organes de contrôle pour vérifier ce que nous ferons. Devant l’urgence, il n’y a que les gens qui n’ont aucun propos (...) Ils ne vivent que dans le débat, ils n’ont jamais dirigé et n’ont rien fait. Nous on travaille, l’Etat travaille. Si on échappe à la justice, on n’échappera pas à l’histoire », dira t-il encore.
 
Il a enfin appelé les uns et les autres à arreter de dénigrer les citoyens par rapport à leur race. « Il faut arrêter car on travaille sur une chose sérieuse, et les gens qui ne le sont pas, on ne leur demande qu’une chose, c’est de nous laisser travailler. »
            
« Je ne suis pas fier du secteur privé sénégalais »

Sur l’apport du secteur privé sénégalais dans la lutte contre le Covid, le ministre de dire sa désapprobation de leur démarche. « Je ne suis pas fier du secteur privé sénégalais », tonnera t-il.
« Il y a des secteurs qui ont été protégés depuis 15 ans par l’État sénégalais et qui ont fait des centaines de milliards de bénéfices. Mais quand l‘État a besoin de son secteur privé, il devait faire plus et bien. »
 
 
Lundi 20 Avril 2020
Dakaractu




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