Couvre-feu à Grand-Yoff : Ibrahima Diallo, producteur de "Tapalapa" raconte son calvaire lié à la restriction.


À Grand-Yoff, c'est le calme plat à la 4ème soirée de l'état d'urgence assorti d'un couvre-feu. Si la mesure contraint les citoyens à rester chez eux dès 21 heures, par contre chez d'autres à l'image de Ibrahima Diallo, boulanger de son état, on profite du déroulement de la mesure pour produire du pain local dénommé "Tapalapa".

Trouvé non loin de l'hôpital CTO Ibrahima Pouye, Ibrahima se plaint du couvre feu qui, explique-t-il, empêche d'écouler normalement la production quotidienne.

"Avant on travaillait et les clients prenaient le pain à partir de 21h ou 22h; avec le couvre-feu, ce n'est désormais possible qu'à 6 heures du matin", a-t-il confié. L'application de la mesure a réduit considérablement sa production journalière, dit-il. "Actuellement on fait 2 sacs alors qu'avant on faisait 4 à 5 sacs. Le couvre-feu nous fatigue vraiment", a dit le boulanger qui invite les autorités à revoir l'heure pour permettre aux travailleurs de la nuit comme lui d'en profiter pour écouler leurs marchandises.
Dimanche 10 Janvier 2021
Dakaractu




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