L’annonce de la candidature du Sénégal au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2032-2033 ouvre un chantier diplomatique de longue haleine. Interrogé par L’Observateur, Ousmane Kane, ancien haut fonctionnaire de l’ONU et ancien conseiller principal du département d’État américain, estime que le pays dispose d’atouts importants pour porter cette ambition.
Il rappelle que le Sénégal a déjà siégé au Conseil de sécurité en 1968-1969, en 1988-1989 et en 2016-2017. Cette expérience, associée à une longue présence diplomatique à New York et à la participation sénégalaise aux opérations de maintien de la paix, constitue selon lui une base solide.
Un siège non permanent permettrait au pays de participer directement aux débats sur les conflits, les sanctions, le terrorisme et les opérations de paix. Ousmane Kane insiste toutefois sur une distinction essentielle : l’accès au Conseil ne suffit pas à mesurer le succès d’une candidature. Il faut aussi déterminer ce que le Sénégal souhaite y accomplir.
Il évoque plusieurs priorités possibles, dont la paix et la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, les menaces transnationales, l’avenir des opérations de maintien de la paix et la coopération entre les Nations unies, l’Union africaine et les organisations sous-régionales.
La préparation doit commencer avant l’élection. L’ancien responsable recommande de consolider les soutiens africains, de rechercher des appuis dans les autres régions du monde et de construire progressivement une coalition. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la représentation à New York et de mobiliser les compétences adaptées aux dossiers retenus.
La coordination au sein de l’A3, qui réunit les trois membres africains élus au Conseil de sécurité, occupe une place centrale dans son analyse. Selon lui, l’influence sénégalaise serait plus forte si les initiatives du pays s’inscrivaient dans une dynamique collective africaine.
Ousmane Kane rappelle également qu’un membre non permanent ne dispose pas du droit de veto. Son influence peut néanmoins s’exercer par les propositions, la négociation des textes, le rapprochement des positions et la construction d’alliances.
Enfin, il replace cette candidature dans le débat sur la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité. Il juge légitime la revendication de sièges permanents, tout en soulignant les difficultés politiques liées au choix des pays qui les occuperaient. À ses yeux, la cohésion africaine demeure déterminante.
Le mandat éventuel du Sénégal devrait donc être évalué à partir des positions défendues, des résultats obtenus et de la contribution apportée au continent.
Il rappelle que le Sénégal a déjà siégé au Conseil de sécurité en 1968-1969, en 1988-1989 et en 2016-2017. Cette expérience, associée à une longue présence diplomatique à New York et à la participation sénégalaise aux opérations de maintien de la paix, constitue selon lui une base solide.
Un siège non permanent permettrait au pays de participer directement aux débats sur les conflits, les sanctions, le terrorisme et les opérations de paix. Ousmane Kane insiste toutefois sur une distinction essentielle : l’accès au Conseil ne suffit pas à mesurer le succès d’une candidature. Il faut aussi déterminer ce que le Sénégal souhaite y accomplir.
Il évoque plusieurs priorités possibles, dont la paix et la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, les menaces transnationales, l’avenir des opérations de maintien de la paix et la coopération entre les Nations unies, l’Union africaine et les organisations sous-régionales.
La préparation doit commencer avant l’élection. L’ancien responsable recommande de consolider les soutiens africains, de rechercher des appuis dans les autres régions du monde et de construire progressivement une coalition. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la représentation à New York et de mobiliser les compétences adaptées aux dossiers retenus.
La coordination au sein de l’A3, qui réunit les trois membres africains élus au Conseil de sécurité, occupe une place centrale dans son analyse. Selon lui, l’influence sénégalaise serait plus forte si les initiatives du pays s’inscrivaient dans une dynamique collective africaine.
Ousmane Kane rappelle également qu’un membre non permanent ne dispose pas du droit de veto. Son influence peut néanmoins s’exercer par les propositions, la négociation des textes, le rapprochement des positions et la construction d’alliances.
Enfin, il replace cette candidature dans le débat sur la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité. Il juge légitime la revendication de sièges permanents, tout en soulignant les difficultés politiques liées au choix des pays qui les occuperaient. À ses yeux, la cohésion africaine demeure déterminante.
Le mandat éventuel du Sénégal devrait donc être évalué à partir des positions défendues, des résultats obtenus et de la contribution apportée au continent.
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