Conflit Israélo-palestinien : Qu'est-ce "le droit de la guerre" ?


Embarqués dans une hostilité des plus meurtrières depuis l'effroyable massacre du festival de musique de Réïm le 7 octobre, la nation Israëlienne et le mouvement palestinien Hamas enchaînent des attaques armées aux conséquences dramatiques pour l'un comme pour l'autre, accumulant au passage de jour en jour des pertes de vie et des dégâts matériels. C'est pour cela que le 11 octobre, bien qu'adhérant à la riposte d'Israël, le 46 ème président des États-Unis d'Amérique, Joe Biden, a tenu à raisonner son allié israélien en soulignant l'importance de respecter "le droit de la guerre."
 
Mais qu'est-ce exactement ce droit de la guerre? En période de tuerie, et même pour une raison valable, il est crucial d'éviter de se monopoliser d'une quelconque manière. En effet, entre 1906 et 1949, quatre conventions de Genève ont été écrites pour protéger ceux qui ne participent pas aux combats. Ces textes fixent en fait successivement des règlements de protection des personnes malades ou blessés, des prisonniers de guerre et pour finir des populations civiles. En somme, mêler des innocents à une confrontation militaire, c'est commettre "un crime de guerre." L'on peut donc penser que le Hamas n'a nulle excuse pour ses agressions envers des civils nationaux et internationaux lors du festival de musique de Réïm, tout comme Israël ne peut plus reculer quant à ses incessantes répliques ayant coûté un bon nombre de vies innocentes au camp opposé. 
 
Cependant, tout récemment,  Israël a eu à appliquer l'une des indications les plus importantes du "Droit de la guerre." Suivant attentivement le conseil du président Biden, l'État d'Israël a eu à annoncer une attaque à venir. En effet, le vendredi passé le pays a ordonné l'évacuation sous 24 heures des populations palestiniennes de la ville de Gaza Nord pour virer au Sud avant de tenter une invasion terrestre. Cependant, seul hic, au vu de la démographie impressionnante de la Palestine, l'Organisation des Nations-Unies a désigné cette opération comme étant "impossible." Pour cette raison, le délai a été allongé, le temps que les civils parviennent à déserter les lieux pour éviter toute violence. 
 
Par contre, le lieu servant de terrain de conflit doit demeurer accessible à des aides humanitaires. Israël a échoué à respecter ce point en coupant l'eau, l'électricité et le carburant au peuple palestinien, victimisant davantage les civils. Une représentation même de la violation du droit international. Mais encore, le Hamas également "ne fait pas de quartier", tout aussi responsable de pas mal de morts du côté d'Israël, le mouvement retient entre ses mains 199 otages d'après un récent bilan de Tsahal, l'armée d'Israël. 
L'atmosphère dans laquelle sont retenues ces détenus et la façon dont ils y sont traités compte beaucoup pour "Le droit de la guerre" : Nul otage ne doit être l'objet de torture, de massacre ou autre type de maltraitance et d'intimidation. Malheureusement, d'après les contenus vidéo partagés par le Hamas, présentant fièrement leurs garants (talochés, giflés, bousculés ..) tels des trophées en guise de provocation, l'on peut aisément deviner le climat qui règne dans cette détention. 
Lundi 16 Octobre 2023
Dakaractu