Prenant part à la deuxième conférence internationale pour le Dialogue et la Paix au Sahara Occidental, organisée par le Mouvement Sahraoui pour la Paix (MSP) avec la collaboration du Centre Africain de Renseignement Stratégique pour la Paix (CIS-PAIX), l’ancien président du Burundi, SE Domitien Ndayizeye a donné des orientations pour arriver à un processus de dialogue et de paix entre les parties.
L’ancien Chef d’État a fondé ses arguments sur l’expérience burundaise afin d’inciter à des discussions sérieuses et inclusives dans la crise sarahouie.
« Nous avons négocié le régime politique capable de lever tous les défis et c'est sur la base de cet accord d'Arusha que le Burundi vit aujourd'hui et qui est une référence pour la suite. Mais comme je viens de vous le dire, nous avons accepté d'avaler beaucoup de couleuvres. Nous avons tout fait pour assurer la création, mais parce que nous le devions. L'exemple que je viens de vous donner n'est pas exactement le même chez vous, mais je pense que là où vous êtes, vous devez tout faire pour réfléchir, pour inventer, pour trouver des voies de solution là où il y a des blocages. Parce que comme je vous l'ai dit, la communauté internationale, elle, a ses règles. Mais vous, vous avez devant vous des responsabilités face à votre population... », a expliqué l’autorité en déplacement pour répondre à l’appel de Dakar.
La crise sahraouie est un conflit territorial qui oppose le Maroc au Front Polisario, un mouvement indépendantiste sahraoui, depuis les années 1970. Les Sahraouis, un peuple nomade d'origine berbère et arabe, résidant dans le Sahara occidental, une région contestée entre le Maroc et le Front Polisario. C’est une crise qui perdure et qui, jusqu’ici n’a pas produit d’effet positif en faveur des populations. C’est pourquoi l’ancien président burundais a invité les acteurs à la quête perpétuelle de la paix sans jamais s’en lasser.
« La recherche de solutions requiert la volonté politique et engage des parties. Il a besoin de 3 données, 3 aspects fondamentaux. La première, c'est identifier correctement les protagonistes, acteurs des conflits. C'est se convenir d'en parler. Sans faux-fuyant, donc sans cache-cache. C'est également d'identifier ensemble les origines du conflit, identifier aussi les intérêts des parties, c'est proposer et s'accorder ensemble sur des solutions, des solutions politiques, économiques et sociales pour chaque type de conflit. Les solutions peuvent être de différente nature, elles peuvent être administratives, politiques et judiciaires, économiques, etc... 2e aspect, c'est de discuter ensemble et de s'accorder sur le modèle d'origine politique approprié qui convient à la grande majorité de la population. Ici, je reste libre en parlant. Il y a des royaumes, il y a des démocraties sans limite. Il y a des démocraties avec des limites de mandats, il y a des démocraties adaptées aux réalités nationales sur certains aspects spécifiques et fondamentaux. Bref, un régime qui sauvegarde les intérêts des parties, des intérêts de la population et du territoire, surtout ses aspects qu'il faudrait soumettre dans la suite au référendum. Enfin, le 3e aspect, c'est de s'accorder sur les garanties de l'application des accords conclus sur base d'un plan de mise en application. C'est l'identification des garants, c'est aussi la fixation des délais limite de la garantie qui devrait laisser place au fonctionnement normal des institutions. Voilà peut être quelques orientations qui pourraient aider sur la base de notre vécu au Burundi. », a soutenu SE Domitien Ndayizeye.
Des dates clefs permettent de comprendre la crise sahraouie.
1957, l’année du début du conflit au Sahara occidental, 1973 avec la création du Front Polisario, 1975 période de retrait de l'Espagne du Sahara occidental et annexion de la région par le Maroc et la Mauritanie, 1976 avec la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) par le Front Polisario, 1991 qui constitue la signature d'un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario. De 1991 à 2023, les négociations pour un règlement définitif du conflit sont au point mort. Il faut rappeler que le Mouvement Sahraoui pour la Paix (Msp) a vu sa création en 2020 pour jouer une facilitation dans le processus de dialogue et de paix.
L’ancien Chef d’État a fondé ses arguments sur l’expérience burundaise afin d’inciter à des discussions sérieuses et inclusives dans la crise sarahouie.
« Nous avons négocié le régime politique capable de lever tous les défis et c'est sur la base de cet accord d'Arusha que le Burundi vit aujourd'hui et qui est une référence pour la suite. Mais comme je viens de vous le dire, nous avons accepté d'avaler beaucoup de couleuvres. Nous avons tout fait pour assurer la création, mais parce que nous le devions. L'exemple que je viens de vous donner n'est pas exactement le même chez vous, mais je pense que là où vous êtes, vous devez tout faire pour réfléchir, pour inventer, pour trouver des voies de solution là où il y a des blocages. Parce que comme je vous l'ai dit, la communauté internationale, elle, a ses règles. Mais vous, vous avez devant vous des responsabilités face à votre population... », a expliqué l’autorité en déplacement pour répondre à l’appel de Dakar.
La crise sahraouie est un conflit territorial qui oppose le Maroc au Front Polisario, un mouvement indépendantiste sahraoui, depuis les années 1970. Les Sahraouis, un peuple nomade d'origine berbère et arabe, résidant dans le Sahara occidental, une région contestée entre le Maroc et le Front Polisario. C’est une crise qui perdure et qui, jusqu’ici n’a pas produit d’effet positif en faveur des populations. C’est pourquoi l’ancien président burundais a invité les acteurs à la quête perpétuelle de la paix sans jamais s’en lasser.
« La recherche de solutions requiert la volonté politique et engage des parties. Il a besoin de 3 données, 3 aspects fondamentaux. La première, c'est identifier correctement les protagonistes, acteurs des conflits. C'est se convenir d'en parler. Sans faux-fuyant, donc sans cache-cache. C'est également d'identifier ensemble les origines du conflit, identifier aussi les intérêts des parties, c'est proposer et s'accorder ensemble sur des solutions, des solutions politiques, économiques et sociales pour chaque type de conflit. Les solutions peuvent être de différente nature, elles peuvent être administratives, politiques et judiciaires, économiques, etc... 2e aspect, c'est de discuter ensemble et de s'accorder sur le modèle d'origine politique approprié qui convient à la grande majorité de la population. Ici, je reste libre en parlant. Il y a des royaumes, il y a des démocraties sans limite. Il y a des démocraties avec des limites de mandats, il y a des démocraties adaptées aux réalités nationales sur certains aspects spécifiques et fondamentaux. Bref, un régime qui sauvegarde les intérêts des parties, des intérêts de la population et du territoire, surtout ses aspects qu'il faudrait soumettre dans la suite au référendum. Enfin, le 3e aspect, c'est de s'accorder sur les garanties de l'application des accords conclus sur base d'un plan de mise en application. C'est l'identification des garants, c'est aussi la fixation des délais limite de la garantie qui devrait laisser place au fonctionnement normal des institutions. Voilà peut être quelques orientations qui pourraient aider sur la base de notre vécu au Burundi. », a soutenu SE Domitien Ndayizeye.
Des dates clefs permettent de comprendre la crise sahraouie.
1957, l’année du début du conflit au Sahara occidental, 1973 avec la création du Front Polisario, 1975 période de retrait de l'Espagne du Sahara occidental et annexion de la région par le Maroc et la Mauritanie, 1976 avec la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) par le Front Polisario, 1991 qui constitue la signature d'un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario. De 1991 à 2023, les négociations pour un règlement définitif du conflit sont au point mort. Il faut rappeler que le Mouvement Sahraoui pour la Paix (Msp) a vu sa création en 2020 pour jouer une facilitation dans le processus de dialogue et de paix.