Conférence avortée sur la situation des droits humains en Mauritanie : Les précisions de Seydi Gassama

Samedi passé, était prévue à Dakar, une conférence d’Amnesty International, sur la situation des droits humains et libertés publiques en Mauritanie. La dite conférence a été reportée. C’est ainsi qu’elle a été de nouveau programmée ce jeudi sans avoir lieu. Aux dernières nouvelles, des raisons diplomatiques en seraient la cause.
A cet égard, Seydi Gassama, le secrétaire exécutif d’Amnesty international Sénégal a apporté des précisions. Il a justifié cette décision par l’absence de Biram Dah Abeid qui est le président de l’Ira et défenseur des droits de l’homme.
Cela, après que l’Agence de presse mauritanienne s’est attaquée à l’Agence de presse sénégalaise pour avoir relayé l’information sur la tenue de cette conférence.
« Biram ne s’est pas présenté par refus mais pour faire passer un message très clair. Il ne veut en aucun cas créer des tensions entre ces pays pour éviter que cela se répercute sur les populations comme ce fut le cas en 1989. Amnesty et Ira respectent les précautions de l’Etat pour éviter de créer des conséquences sur l’interprétation que peut apporter l’Etat voisin », a souligné Seydi Gassama.
« Notre rôle est de défendre les droits humains partout dans le monde et de venir en aide aux personnes opprimées et qui cherchent refuge. Le Sénégal est un pays démocratique et un Etat de droit. Il est impossible de nous interdire d’effectuer des conférences dans nos locaux », renchérit-il. » Poursuivant : « Tout ce que les Ong disent n’engagent qu’elles, car elles ne sont pas sous la tutelle de l’Etat du Sénégal et ceci est valable pour le reste. »
« L’esclavage est un phénomène que les Ong des droits humains continueront de combattre. Même si Biram recule, la route ne s’arrêtera tant que les lois en vigueur ne seront appliquées pour mettre fin à cette traite », précise Gassama.
Une mission sera envoyée en Mauritanie pour établir une discussion d’ici la fin de l’année ou en début, confirme-t-il.
En résumé, le président d’Amnesty rappelle que dans un pays « qui a comme Adn l’hospitalité et de Téranga», même si Biram court un risque d’expulsion, il n’a pas peur de retourner en Mauritanie. « Il n’est là que pour exercer ses activités… », conclut Seydi Gassama.


Jeudi 5 Octobre 2017




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