L'ancien ministre de l'Urbanisme et ancien directeur général du patrimoine bâti de l’Etat, Abdou Karim Fofana a été entendu ce lundi 12 octobre 2026 par la commission d'enquête parlementaire sur les cessions d'immeubles du patrimoine bâti de l'État. Devant les députés, il a défendu la convention conclue avec la société African Company For Construction and Investment (ACCI), promoteur du projet Dak Tower, complexe immobilier de très haut standing en construction à l'extrémité de la Corniche Ouest, à la jonction avec le Plateau.
Face au président de la commission, Abdou Karim Fofana a d'abord plaidé pour la prudence de l'État dans ce type de dossier. Il a rappelé que l'État s'expose régulièrement à des procès, le juge pouvant être saisi cinq ou dix ans après les faits. Il a ensuite retracé la genèse de l'affaire. Vers 2005-2006, sous la présidence d'Abdoulaye Wade, ACCI obtient un bail sur un terrain de 2,5 hectares, près du stade Assane Diouf. Le droit au bail est inscrit au livre foncier, la propriété demeurant à l'État du Sénégal. La société installe son chantier, entame les fondations et dépense environ 15 milliards de FCFA. En 2011, le ministère des Finances lui accorde un agrément au code des investissements, avec les mesures incitatives afférentes, pour un projet de plus de 200 milliards de FCFA.
Selon l'ancien ministre, le chantier a été bloqué pendant plus de dix ans. Lorsque son département reprend le dossier en 2019, l'État fait face à un investisseur dont les droits étaient établis. Il explique que l'administration disposait d'informations que le niveau central n'avait peut-être pas, notamment sur plusieurs projets concurrents autour du site : l'aménagement d'une avenue, la réparation du siège de l'ambassade de Côte d'Ivoire, une mosquée, une rue de 10 mètres sur 200 pour séparer la mosquée omarienne, et un terrain de football d'un hectare.
La convention prévoit que la société renonce à son droit de bail sur 15000 m² du titre foncier, repris par l'État. Elle précise que l'investissement déjà réalisé, évalué à 15 milliards de FCFA, doit être préservé et que les conditions de poursuite des travaux doivent être garanties. En contrepartie, le promoteur reçoit d'autres emprises : l'une de 3200 m² dans le prolongement des ambassades, une autre d'environ 2 000 m² sur l'assiette de l'ancien aéroport. Abdou Karim Fofana a insisté sur la stabilité juridique et contractuelle, qu'il juge déterminante pour la confiance des investisseurs. Pour lui, l'État n'était pas dans un projet de développement immobilier mais dans la réparation d'un préjudice, l'indemnisation devant intervenir en nature. Il a enfin rappelé que le bail confère un droit d'usage limité dans le temps, de vingt à trente ans, l'État conservant la propriété.
Face au président de la commission, Abdou Karim Fofana a d'abord plaidé pour la prudence de l'État dans ce type de dossier. Il a rappelé que l'État s'expose régulièrement à des procès, le juge pouvant être saisi cinq ou dix ans après les faits. Il a ensuite retracé la genèse de l'affaire. Vers 2005-2006, sous la présidence d'Abdoulaye Wade, ACCI obtient un bail sur un terrain de 2,5 hectares, près du stade Assane Diouf. Le droit au bail est inscrit au livre foncier, la propriété demeurant à l'État du Sénégal. La société installe son chantier, entame les fondations et dépense environ 15 milliards de FCFA. En 2011, le ministère des Finances lui accorde un agrément au code des investissements, avec les mesures incitatives afférentes, pour un projet de plus de 200 milliards de FCFA.
Selon l'ancien ministre, le chantier a été bloqué pendant plus de dix ans. Lorsque son département reprend le dossier en 2019, l'État fait face à un investisseur dont les droits étaient établis. Il explique que l'administration disposait d'informations que le niveau central n'avait peut-être pas, notamment sur plusieurs projets concurrents autour du site : l'aménagement d'une avenue, la réparation du siège de l'ambassade de Côte d'Ivoire, une mosquée, une rue de 10 mètres sur 200 pour séparer la mosquée omarienne, et un terrain de football d'un hectare.
La convention prévoit que la société renonce à son droit de bail sur 15000 m² du titre foncier, repris par l'État. Elle précise que l'investissement déjà réalisé, évalué à 15 milliards de FCFA, doit être préservé et que les conditions de poursuite des travaux doivent être garanties. En contrepartie, le promoteur reçoit d'autres emprises : l'une de 3200 m² dans le prolongement des ambassades, une autre d'environ 2 000 m² sur l'assiette de l'ancien aéroport. Abdou Karim Fofana a insisté sur la stabilité juridique et contractuelle, qu'il juge déterminante pour la confiance des investisseurs. Pour lui, l'État n'était pas dans un projet de développement immobilier mais dans la réparation d'un préjudice, l'indemnisation devant intervenir en nature. Il a enfin rappelé que le bail confère un droit d'usage limité dans le temps, de vingt à trente ans, l'État conservant la propriété.