La balance commerciale sénégalaise a nettement changé de trajectoire en juillet 2026. D’après les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie reprises par L’Observateur, elle affiche un excédent de 54,9 milliards de francs CFA, contre un déficit de 129,4 milliards en juin.
Ce redressement s’explique principalement par une hausse de 143,5 milliards de francs CFA des exportations. Les ventes de pétrole brut enregistrent un rebond de 186,7 milliards. Les autres produits pétroliers et l’acide phosphorique contribuent également à l’évolution, dans une moindre mesure.
Dans le même temps, les importations reculent de 40,8 milliards de francs CFA. Cette baisse concerne notamment les machines et appareils à moteurs, pour 26,5 milliards, les ouvrages en métaux, pour 15,7 milliards, les produits pharmaceutiques, pour 15,5 milliards, et les produits céréaliers, pour 12,3 milliards.
Ces résultats améliorent le solde des échanges, mais leur portée doit être examinée avec prudence. Interrogé par L’Observateur, le Dr Ibrahima Gassama estime qu’un véritable redressement structurel supposerait la progression durable de plusieurs secteurs exportateurs et une diminution de la dépendance aux importations essentielles.
Or, l’amélioration de juillet repose largement sur le pétrole. Les volumes exportés et les cours internationaux peuvent varier, exposant le solde commercial aux fluctuations de la conjoncture mondiale.
L’économiste invite également à examiner les raisons de la baisse des importations. Un recul des achats de machines peut alléger la facture extérieure, mais aussi traduire un ralentissement de l’investissement ou un simple décalage de commandes. De même, une diminution des achats de médicaments ou de céréales ne démontre pas, à elle seule, que la production nationale a pris le relais.
Pour Ibrahima Gassama, la solidité de l’amélioration dépendra de sa répétition, du poids croissant des exportations non pétrolières et de la capacité du pays à remplacer certaines importations par une production locale compétitive.
Il préconise d’abord de transformer une partie des revenus des hydrocarbures en investissements favorables à l’ensemble de l’économie : infrastructures, énergie, formation, logistique et financement de la production. L’objectif serait de permettre à d’autres secteurs d’exporter davantage.
Il recommande ensuite de réduire la dépendance aux importations lorsque des possibilités économiques réelles existent, notamment dans l’agroalimentaire, certains matériaux, les produits pharmaceutiques de base et la transformation énergétique.
La préservation de la compétitivité hors hydrocarbures constitue un autre point de vigilance. L’économiste évoque le risque qu’une hausse des revenus extractifs entraîne une augmentation des coûts intérieurs, pénalisant l’agriculture, l’industrie et les services. Il insiste, à ce titre, sur la discipline budgétaire, la maîtrise des coûts énergétiques et logistiques et l’utilisation prudente des recettes pétrolières.
Enfin, la diversification des débouchés doit accompagner celle de la production. Le quotidien rapporte son appel à mieux exploiter les marchés de la CEDEAO et les autres marchés africains, tout en consolidant les destinations européennes, asiatiques et nord-américaines.
L’excédent de juillet représente ainsi un résultat favorable. Sa transformation en progrès durable dépendra, selon cette analyse, de la capacité du Sénégal à faire émerger plusieurs sources d’exportation au-delà du pétrole.
Ce redressement s’explique principalement par une hausse de 143,5 milliards de francs CFA des exportations. Les ventes de pétrole brut enregistrent un rebond de 186,7 milliards. Les autres produits pétroliers et l’acide phosphorique contribuent également à l’évolution, dans une moindre mesure.
Dans le même temps, les importations reculent de 40,8 milliards de francs CFA. Cette baisse concerne notamment les machines et appareils à moteurs, pour 26,5 milliards, les ouvrages en métaux, pour 15,7 milliards, les produits pharmaceutiques, pour 15,5 milliards, et les produits céréaliers, pour 12,3 milliards.
Ces résultats améliorent le solde des échanges, mais leur portée doit être examinée avec prudence. Interrogé par L’Observateur, le Dr Ibrahima Gassama estime qu’un véritable redressement structurel supposerait la progression durable de plusieurs secteurs exportateurs et une diminution de la dépendance aux importations essentielles.
Or, l’amélioration de juillet repose largement sur le pétrole. Les volumes exportés et les cours internationaux peuvent varier, exposant le solde commercial aux fluctuations de la conjoncture mondiale.
L’économiste invite également à examiner les raisons de la baisse des importations. Un recul des achats de machines peut alléger la facture extérieure, mais aussi traduire un ralentissement de l’investissement ou un simple décalage de commandes. De même, une diminution des achats de médicaments ou de céréales ne démontre pas, à elle seule, que la production nationale a pris le relais.
Pour Ibrahima Gassama, la solidité de l’amélioration dépendra de sa répétition, du poids croissant des exportations non pétrolières et de la capacité du pays à remplacer certaines importations par une production locale compétitive.
Il préconise d’abord de transformer une partie des revenus des hydrocarbures en investissements favorables à l’ensemble de l’économie : infrastructures, énergie, formation, logistique et financement de la production. L’objectif serait de permettre à d’autres secteurs d’exporter davantage.
Il recommande ensuite de réduire la dépendance aux importations lorsque des possibilités économiques réelles existent, notamment dans l’agroalimentaire, certains matériaux, les produits pharmaceutiques de base et la transformation énergétique.
La préservation de la compétitivité hors hydrocarbures constitue un autre point de vigilance. L’économiste évoque le risque qu’une hausse des revenus extractifs entraîne une augmentation des coûts intérieurs, pénalisant l’agriculture, l’industrie et les services. Il insiste, à ce titre, sur la discipline budgétaire, la maîtrise des coûts énergétiques et logistiques et l’utilisation prudente des recettes pétrolières.
Enfin, la diversification des débouchés doit accompagner celle de la production. Le quotidien rapporte son appel à mieux exploiter les marchés de la CEDEAO et les autres marchés africains, tout en consolidant les destinations européennes, asiatiques et nord-américaines.
L’excédent de juillet représente ainsi un résultat favorable. Sa transformation en progrès durable dépendra, selon cette analyse, de la capacité du Sénégal à faire émerger plusieurs sources d’exportation au-delà du pétrole.