Comment vivre dans sa voiture



Vivre sans voiture, c'est banal. Vivre dans sa voiture, ça l'est déjà beaucoup moins. Aux États-Unis, où les «repossessions» de maisons achetées via un prêt subprime se comptent sur les doigts de millions de mains, c'est pourtant une tendance à la hausse.

Tellement, en fait, qu'une série télé raconte désormais les aventures d'un cadre sup licencié pour escroquerie, envoyé bouler par sa femme et forcé d'élire domicile dans sa belle auto.

Bon, lui, on ne le plaint pas spécialement: c'est un feuilleton comique et il y a tout de même pas mal d'étudiants parisiens impécunieux qui habitent des chambres de bonnes plus petites encore que la Rolls Royce Phantom du loustic. Mais pour les dizaines de milliers d'Américains moyens forcés d'emprunter la même autoroute, on empathise sans réserve.

Il n'existe pas de statistiques précises, mais «60-Minutes», l'«Envoyé spécial» de CBS, s'est même fendu d'un reportage sur des familles entières installées dans un véhicule en attendant de sortir de l'ornière (littéralement). Du coup, c'est toute une communauté de «car people» qui s'organise et échange des recettes de survie sur le Web au sujet de ce nouveau mode de vie.

Où se garer le jour. Où se garer la nuit?
On trouve de tout, même des comparatifs de voitures fondés sur leurs qualités de résidence principale. Le top, apparemment, c'est le Dodge Sprinter, version locale de la fourgonnette Mercedes du même nom (14.000 dollars pour une occasion convenable). La moins adaptée, c'est la Golf Rabbit (5.000 dollars, une paille). Mais ses fauteuils sont confortables et peuvent êtres rendus totalement horizontaux. De plus, son petit côté européen chic donne le change sur les parkings publics et peut vous éviter de vous faire virer par les vigiles.
slate.fr
Mardi 6 Décembre 2011
Fidèle GUINDOU