Colère sociale en France: Emmanuel Macron reçoit les lycéens et va à la rencontre des forces de l'ordre


Après plus d'un mois de crise, le président français Emmanuel Macron monte en première ligne vendredi 23 octobre, reçoit les organisations lycéennes pour la première fois depuis le début de la contestation et va à la rencontre des forces de l'ordre. Cela à la veille d'une nouvelle journée de mobilisations strictement encadrées, qui ont valu des critiques d'« autoritarisme » de la part de l'opposition de gauche.

Critiqué pour son absence en plein dégradation du climat social, le président Emmanuel Macron a convié les organisations lycéennes au palais de l'Élysée, vendredi 23 octobre dès 15h (13h TU). Les organisations étudiantes ont toutefois montré leur scepticisme, l'exécutif ayant répondu très marginalement aux revendications à l'origine du mouvement. Le chef de l'État devance ainsi son Premier ministre, qui devait les voir lundi 26 octobre.

 Le gouvernement français a avant tout annoncé des mesures sécuritaires, après les manifestations et scènes de pillage au cours du week-end. Des couvre-feux et interdictions de manifester ont été prononcés, notamment. Vendredi, le chef de l'État préside un conseil de défense où des « décisions supplémentaires » en matière de sécurité sont attendues, en amont de la réunion avec les organisations étudiantes.

 Alors que les scènes de violence, à la fois policières et de pillage, de samedi 17 octobre ont choqué l'opinion internationale, les syndicats et organisations ont annoncé un « acte II » des manifestations samedi 24 octobre dans toute la France. Mais seules celles organisées par les syndicats seront autorisées, a prévenu Emmanuel Macron.

Laurent Nuñez se rend à Orléans ce vendredi 23 octobre dans l'après-midi
 

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez se rend vendredi 23 octobre dans l'après-midi à Orléans à la veille du congrès du Rassemblement national, qui débute samedi, et d'une importante manifestation d'opposants qui pourrait rassembler entre 20 000 et 30 000 personnes, a annoncé la préfecture. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l'Intérieur d'aller « inspecter le dispositif de sécurité », selon Matignon. Laurent Nuñez doit se rendre au commissariat d'Orléans et rencontrer la police municipale, a précisé la préfecture à l'AFP.

Le préfet des Bouches-du-Rhône revient sur sa décision de suspendre les transports publics à Marseille samedi 24 octobre
 

Le préfet des Bouches-du-Rhône a annoncé revenir sur sa décision de suspendre samedi 24 octobre les transports publics à Marseille, deuxième ville de France où un couvre-feu élargi aux majeurs sera imposé et toutes les manifestations seront interdites en cette journée de mobilisation attendue. Évoquant la mesure dévoilée jeudi soir, à savoir « suspendre pour 24 heures, sur la journée de samedi 24 octobre, les transports en commun » la préfecture indique qu'elle « n'a pas réuni le consensus nécessaire pour sa mise en œuvre », selon un communiqué des services du préfet Jacques Witkowski. « La régulation des transports publics au sein de la ville de Marseille sera donc réalisée comme à l'accoutumée, en fonction de la situation d'ordre public du moment », précise encore ce communiqué.

 
Vendredi 23 Octobre 2026
RFI