Code forestier : Zappés lors de son élaboration, les exploitants de Ziguinchor "brûlent" le document


L'adoption du code forestier par les députés de l'Assemblée nationale n'agrée pas les exploitants forestiers de la Casamance. Ces professionnels du bois s'estimant écartés de la réflexion, Ibrahima Diédhiou, président de l'association des scieries de la région de Ziguinchor déplore le procédé de la tutelle : "C'est un sentiment de frustration qui nous anime. Quand on élabore quelque chose pour quelqu'un à son insu, ça frustre l'intéressé. Normalement les acteurs devraient être associés de près ou de loin à la confection de ce code." 
Après avoir dénoncé ce zapping, il se pose des questions avant de commenter quelques pages du code. " Est-ce que le fait d'alourdir la peine va permettre de lutter contre la clandestinité et ou régler la situation? C'est la question qui se pose. Si on nous avait associé à la réflexion jusqu'à la confection, les acteurs ont des créneaux qu'ils pouvaient donner parce qu'ils connaissent et maitrisent mieux que quiconque le secteur. " 
Poursuivant, M. Diédhiou soutient que "l'exploitation de bois est un métier. Nous les professionnels de la scierie, avons proposé à la direction des Eaux et-Forêts que chaque scierie légalement constituée puisse avoir son logo en plus de la quittance forestière qui lui a permis d'acquérir le bois. Ce bois devrait être accompagné d'une facture de son unité de transformation du bois, ensuite du logo. Ce logo doit être connu de tous les forestiers", révèle le président de l'association des scieries de la région de Ziguinchor.
Lundi 5 Novembre 2018
Dakaractu



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