Au moment où le Sénégal s’essaie, avec des résultats mitigés, à l’expérience des Zones Économiques Spéciales (ZES), la Chine offre un exemple emblématique de réussite avec la ville de Shenzhen, souvent citée comme un modèle à suivre.
Cette success story a été mise en lumière lors du séminaire organisé pour des journalistes et cadres des médias sénégalais en immersion en Chine, au cours duquel plusieurs conférenciers ont évoqué le cas de Shenzhen comme l’un des piliers du développement économique chinois.
Du petit village à 200 âmes en 1980, à la ville moderne en 2025 Cette success story a été mise en lumière lors du séminaire organisé pour des journalistes et cadres des médias sénégalais en immersion en Chine, au cours duquel plusieurs conférenciers ont évoqué le cas de Shenzhen comme l’un des piliers du développement économique chinois.
Située au sud-est de la Chine, dans la province de Guangdong, Shenzhen n’était qu’un modeste village de pêcheurs dans les années 1980, avec à peine 200 habitants. Mais tout bascule en 1980, lorsque le gouvernement chinois choisit Shenzhen comme première Zone Économique Spéciale (ZES) du pays, dans le cadre des réformes économiques impulsées par Deng Xiaoping.
Quarante ans (40 ans) plus tard, la transformation est spectaculaire! "Shenzhen compte plus de 18 millions d’habitants en 2024 et s'impose comme la 11e ville la plus développée au monde, avec une économie dynamique, tournée vers l’innovation, la technologie et l’industrie", renseigne la conférenciere, Mme Yang Baozhen .
Quarante ans (40 ans) plus tard, la transformation est spectaculaire! "Shenzhen compte plus de 18 millions d’habitants en 2024 et s'impose comme la 11e ville la plus développée au monde, avec une économie dynamique, tournée vers l’innovation, la technologie et l’industrie", renseigne la conférenciere, Mme Yang Baozhen .
Un pôle économique et technologique de premier plan...
Shenzhen est aujourd’hui un hub technologique mondial, siège de géants comme Huawei, Tencent ou DJI. La ville a su combiner infrastructures modernes, politique d’incitation à l’investissement étranger et ambition technologique pour attirer capitaux, talents et entreprises.
La métropole est également connue pour ses gratte-ciel futuristes, comme le Ping An International Finance Center, culminant à 600 mètres, et ses multiples centres commerciaux comme Luohu Commercial City, véritable paradis du commerce populaire, mêlant produits sur mesure et contrefaçons en tous genres.
Un modèle adaptable au Sénégal ? La métropole est également connue pour ses gratte-ciel futuristes, comme le Ping An International Finance Center, culminant à 600 mètres, et ses multiples centres commerciaux comme Luohu Commercial City, véritable paradis du commerce populaire, mêlant produits sur mesure et contrefaçons en tous genres.
Face à cette réussite fulgurante, le Sénégal, qui a lancé depuis quelques années ses propres Zones Économiques Spéciales (notamment à Diamniadio, Sandiara ou encore dans le Pôle urbain de Daga Kholpa), peine à obtenir les résultats attendus. Manque d’infrastructures, faible attractivité pour les investisseurs étrangers, lourdeurs administratives…
L’exemple de Shenzhen montre que le succès d’une ZES repose sur plusieurs conditions essentielles à savoir une volonté politique forte, une stabilité réglementaire, un accès aux marchés internationaux, une main-d’œuvre qualifiée, et surtout une vision à long terme. Pour Mme Yang Baozhen, ancienne Consule de la Chine en France : " l'Économie et la diplomatie sont fortement liées. Il faut avoir de bonnes relations pour le développement local". Des ingrédients que le Sénégal devra mieux intégrer s’il souhaite transformer ses zones spéciales en véritables moteurs de développement économique.
L’exemple de Shenzhen montre que le succès d’une ZES repose sur plusieurs conditions essentielles à savoir une volonté politique forte, une stabilité réglementaire, un accès aux marchés internationaux, une main-d’œuvre qualifiée, et surtout une vision à long terme. Pour Mme Yang Baozhen, ancienne Consule de la Chine en France : " l'Économie et la diplomatie sont fortement liées. Il faut avoir de bonnes relations pour le développement local". Des ingrédients que le Sénégal devra mieux intégrer s’il souhaite transformer ses zones spéciales en véritables moteurs de développement économique.