Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Cosydep : « Le bilan sur les effets de la Covid-19 ne pourrait ignorer les résultats de cette année »


Cette année 2019/2020 aura particulièrement marqué le système éducatif dans son ensemble. La pandémie à coronavirus a impacté certes plusieurs secteurs, mais  l'éducation, qui est par ailleurs le socle du développement n'aura pas été sans conséquences négatives. Plusieurs propositions et dispositions ont été déroulées par les acteurs, tels que la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique (Cosydep) qui, par son directeur exécutif, Cheikh Mbow, ont depuis le début de la pandémie proposé des scénarii pour une meilleure prise en charge des questions liées à la bonne gestion de l'année scolaire dans cette situation de crise.

Toutefois, Cheikh Mbow et ses camarades estiment qu'aucune disposition utile ne saurait être de trop pour l'achèvement du processus. D'ailleurs, ils avancent qu'il est tout à fait évident que plusieurs facteurs influeront sur les résultats de cette année exceptionnelle. Toutefois, le point positif à signaler selon la Cosydep, est que "la réduction des effectifs, pourrait certainement impacter les résultats, car l'enseignant peut suivre et accompagner chaque élève. Ce qui confirmerait selon le directeur exécutif de la Cosydep, que "cette réduction est un facteur de qualité contrairement aux effectifs pléthoriques."
Il faudra en revanche penser à cette insuffisance du personnel enseignant pour certaines disciplines, combinée à la mobilisation d'enseignants qui n'étaient pas toujours préparés à encadrer des élèves en classes d'examen. 
En tout état de cause, la coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique (Cosydep) considère qu'il y'a des préalables qui méritent une attention particulière depuis le début du processus jusqu’aux examens qui, d'ailleurs, débutent demain avec l'épreuve de philosophie.

Il faudra pour ce faire, veiller au respect du protocole sanitaire mis en place en évitant toute rupture dans la disponibilité du matériel qui assure la protection des élèves et des enseignants, avoir une attention soutenue à l'organisation des centres d'examen et la constitution des jury d'examen. Mais également, avoir la capacité d'anticipation du système face aux effets de l'hivernage car, précise le directeur exécutif de la Cosydep, "le réseau scolaire n'est pas toujours fonctionnel en période hivernale. Avec les fortes pluies, les inondations, la problématique de la sécurité des candidats et des enseignants, l'inaccessibilité de certaines zones notamment etc, pourraient impacter l'apprentissage, déconcentrer les apprenants et poser un problème d'équité".
En effet, les examens devant se dérouler en plein hivernage, la Cosydep estime que les autorités devraient envisager tous les scénarii possibles, afin d'éviter les fâcheux contretemps connus lors de la reprise des cours dans la région du sud-est.

En définitive, pour les examens en vue,  la Cosydep considère que la vigilance doit être renforcée dans le choix, dans l'administration et la correction des épreuves. Mais ceci devra également se faire en cohérence avec le protocole pédagogique et avec des épreuves basées sur les seuils minimum de compétence et apporter des réponses pratiques aux  questions classiques et récurrentes qui stressent les apprenants. C'est l'exemple notamment des candidats qui ne disposent pas d’état civil et à ceux qui sont exemptés de la reprise.

Les résultats peuvent dépendre de plusieurs paramètres tels que le bilan sur les effets de la covid 19. Dans ce sens, la Cosydep lance un appel au ministère de l'éducation nationale et aux autorités car," ce bilan ne pourrait guère ignorer l'analyse des résultats de cette année".

La Cosydep appelle encore à la mobilisation et à l'esprit d'initiative de l'ensemble des acteurs pour éviter d'anéantir les énormes sacrifices qui ont été consentis jusque là, par tous les acteurs.
Mercredi 12 Août 2020
Dakaractu



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