À la tribune de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire ce matin, le ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a exprimé, au-delà des chiffres du PLFI 2027, une conviction qu'il a résumée d'une phrase : « on ne bâtit pas un Sénégal souverain sur des finances publiques fragiles ». Pour lui, la maîtrise des comptes publics n'est pas une contrainte imposée de l'extérieur mais un acte de souveraineté. « Cette trajectoire n'est pas imposée de l'extérieur. Elle résulte d'un choix de souveraineté. Un pays qui maîtrise sa dette maîtrise ainsi son destin », a-t-il martelé, alors que le gouvernement vient de conclure un accord technique avec le FMI.
En effet, le ministre a plaidé pour la vérité des chiffres, au risque de l'impopularité. Face à une croissance projetée à 1,5 % en 2027, après 2,7 % en 2026, il a refusé d'y voir un aveu d'échec : « Je veux être clair devant vous, ce chiffre n'est pas un renoncement. C'est le prix assumé du redressement. » Il a dit avoir « choisi la vérité des chiffres plutôt que des hypothèses flatteuses que la réalité aurait démenties aisément ». Il a invité les députés à « regarder les choses en face », en rappelant que la croissance de 6,75 % de 2025, tirée par Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim, retombait à 2,2 % hors hydrocarbures. Il a appliqué la même prudence aux recettes : « Nous avons tiré les leçons de 2026. Nous refusons d'inscrire au budget des recettes que nous ne sommes pas certains de pouvoir recouvrer. »
Sa philosophie de l'action publique tient, a-t-il expliqué, dans la notion d'arbitrage. « Gouverner, c'est assumer des arbitrages difficiles. Dans un contexte de ressources limitées, chaque franc affecté à une priorité traduit un choix et impose un renoncement », a-t-il déclaré. Ce choix se traduit, selon lui, par la priorité donnée à la santé, à l'eau et à l'assainissement, à l'éducation, à la mobilité et à la protection des plus vulnérables. Il a cité en exemple le doublement des Bourses de sécurité familiale, de 70 à 140 milliards FCFA, qu'il présente comme « l'un des choix les plus forts de ce budget », et les 480 milliards FCFA destinés à solder les arriérés dus au secteur privé. « Payer ce que l'État doit, c'est remettre de la trésorerie dans l'économie réelle », a-t-il dit, en promettant de ne plus accumuler de nouveaux arriérés.
C'est sur la réforme des subventions énergétiques que le ministre a tenu le propos le plus tranché, annoncé comme un parler « franchement ». « Aujourd'hui, une part importante des subventions à l'énergie profite aux ménages les plus aisés. Ce n'est ni juste, ni soutenable », a-t-il affirmé. Il a toutefois posé des garde-fous : préservation du gaz butane domestique, notamment les petites bouteilles, tarif social d'électricité pour les petits consommateurs, et une protection mise en place « avant ou en même temps que chaque ajustement, jamais après ». Les économies réalisées doivent financer les filets sociaux. L'objectif reste de ramener le coût des subventions à 1 % du PIB d'ici 2029.
Cheikh Diba a aussi défendu une conception exigeante de l'argent public, notamment pour les entreprises du secteur parapublic en difficulté. « L'argent public doit produire des résultats, pas compenser des pertes », a-t-il lancé en annonçant la restructuration de la SONACOS, de la SODEFITEX, de la SAED, de la SODAGRI et d'Air Sénégal. Sur la dette, il a promis que « chaque franc emprunté sera inscrit, suivi et justifié », car aucun prêt ni don ne pourra plus être exécuté en dehors du circuit budgétaire. Cheikh Diba a présenté la transparence comme un choix assumé : « Elle n'est pas une contrainte que nous subissons. C'est un engagement que nous prenons devant vous, devant nos partenaires, et surtout devant les Sénégalais. »
En effet, le ministre a plaidé pour la vérité des chiffres, au risque de l'impopularité. Face à une croissance projetée à 1,5 % en 2027, après 2,7 % en 2026, il a refusé d'y voir un aveu d'échec : « Je veux être clair devant vous, ce chiffre n'est pas un renoncement. C'est le prix assumé du redressement. » Il a dit avoir « choisi la vérité des chiffres plutôt que des hypothèses flatteuses que la réalité aurait démenties aisément ». Il a invité les députés à « regarder les choses en face », en rappelant que la croissance de 6,75 % de 2025, tirée par Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim, retombait à 2,2 % hors hydrocarbures. Il a appliqué la même prudence aux recettes : « Nous avons tiré les leçons de 2026. Nous refusons d'inscrire au budget des recettes que nous ne sommes pas certains de pouvoir recouvrer. »
Sa philosophie de l'action publique tient, a-t-il expliqué, dans la notion d'arbitrage. « Gouverner, c'est assumer des arbitrages difficiles. Dans un contexte de ressources limitées, chaque franc affecté à une priorité traduit un choix et impose un renoncement », a-t-il déclaré. Ce choix se traduit, selon lui, par la priorité donnée à la santé, à l'eau et à l'assainissement, à l'éducation, à la mobilité et à la protection des plus vulnérables. Il a cité en exemple le doublement des Bourses de sécurité familiale, de 70 à 140 milliards FCFA, qu'il présente comme « l'un des choix les plus forts de ce budget », et les 480 milliards FCFA destinés à solder les arriérés dus au secteur privé. « Payer ce que l'État doit, c'est remettre de la trésorerie dans l'économie réelle », a-t-il dit, en promettant de ne plus accumuler de nouveaux arriérés.
C'est sur la réforme des subventions énergétiques que le ministre a tenu le propos le plus tranché, annoncé comme un parler « franchement ». « Aujourd'hui, une part importante des subventions à l'énergie profite aux ménages les plus aisés. Ce n'est ni juste, ni soutenable », a-t-il affirmé. Il a toutefois posé des garde-fous : préservation du gaz butane domestique, notamment les petites bouteilles, tarif social d'électricité pour les petits consommateurs, et une protection mise en place « avant ou en même temps que chaque ajustement, jamais après ». Les économies réalisées doivent financer les filets sociaux. L'objectif reste de ramener le coût des subventions à 1 % du PIB d'ici 2029.
Cheikh Diba a aussi défendu une conception exigeante de l'argent public, notamment pour les entreprises du secteur parapublic en difficulté. « L'argent public doit produire des résultats, pas compenser des pertes », a-t-il lancé en annonçant la restructuration de la SONACOS, de la SODEFITEX, de la SAED, de la SODAGRI et d'Air Sénégal. Sur la dette, il a promis que « chaque franc emprunté sera inscrit, suivi et justifié », car aucun prêt ni don ne pourra plus être exécuté en dehors du circuit budgétaire. Cheikh Diba a présenté la transparence comme un choix assumé : « Elle n'est pas une contrainte que nous subissons. C'est un engagement que nous prenons devant vous, devant nos partenaires, et surtout devant les Sénégalais. »