Chaude matinée à la poste : les postiers accusent l’État de vouloir liquider leur outil de travail.

C’est une tempête de révolte qui s’est soulevée ce mardi 11 octobre devant la direction générale de la Poste à l’avenue Peytavin en plein centre-ville. Arborant des brassards rouges, tenant des pancartes et des sifflets, les 5.000 travailleurs de la Poste crient au scandale. Les postiers accusent la direction et les autorités sénégalaises de vouloir sacrifier ladite société nationale.

Dans leurs doléances lors d’un sit-in, les postiers réclament entre autres des salaires impayés, la suppression des avantages sociaux. En effet, la Poste est confrontée à des difficultés financières et de gestion et les syndicats de la société n’ont cessé d’alerter l’opinion sur la situation. Face à cet état des faits, le président Macky Sall avait reçu les centrales syndicales le 3 mai passé, il avait déclaré à la suite : « Nous ne pouvons pas payer tous ces travailleurs, dont un grand nombre ne travaille pas », ce que les travailleurs de la Poste n’acceptent pas. Selon le secrétaire général national du syndicat des travailleurs de la Poste et des télécommunications, M. Ibrahima Sarr, « l’État a parrainé la mal gouvernance qui sévit à la poste (…). »

Rappelons que la Poste qui compte plus de 5.000 travailleurs aujourd’hui, a perdu plus de la moitié de son capital social en enregistrant un déficit de 32,8 milliards de FCFA, d’après un rapport du ministère des Finances. Elle doit à l’État du Sénégal 189 milliards de FCFA...




Mardi 11 Octobre 2022



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