Chantage sexuel et vidéos intimes : Le neveu qui filmait sa tante sous la douche, condamné à 1 an ferme dans une affaire familiale choquante


Le tribunal correctionnel de Guédiawaye a rendu un verdict sévère dans une affaire aussi intime que troublante. Selon les informations rapportées par L’Observateur, un jeune homme de 22 ans, A. Konté, a été condamné à deux ans de prison dont un an ferme pour avoir filmé sa tante à son insu et tenté de la faire chanter avec des images compromettantes.
 
Apprenti tapissier établi à Fass-Mbao, célibataire et sans enfant, le prévenu était poursuivi pour collecte illicite de données personnelles et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. Il était détenu depuis le 20 avril 2026.
 
Dès l’ouverture de son procès, A. Konté a nié les faits en bloc. Mais les déclarations de la partie civile, une femme mariée et mère de famille identifiée sous les initiales G.M. Pam, ont rapidement installé un climat de choc dans la salle d’audience.
 
Selon L’Observateur, la victime a expliqué que le jeune homme, neveu par alliance, avait été hébergé chez elle pendant plusieurs années en l’absence de son mari. C’est dans ce contexte familial qu’il aurait mis en place un système de surveillance clandestine.
 
Elle raconte que le prévenu plaçait un banc près de la fenêtre de la salle de bain afin de la filmer à son insu lors de ses douches. Des images intimes auraient ensuite été exploitées pour exercer un chantage sexuel.
 
La victime affirme avoir reçu des photos compromettantes accompagnées de messages menaçants : si elle refusait de céder à ses avances, les vidéos seraient envoyées à son mari.
 
Face à la gravité des faits, elle dit avoir déposé plusieurs plaintes avant que l’enquête ne permette d’identifier le suspect grâce à l’exploitation de son numéro de téléphone.
 
Toujours selon L’Observateur, les enquêteurs ont ensuite mis en place un stratagème pour confondre le mis en cause. Mais ce dernier, méfiant, n’est pas tombé dans le piège et a fini par être localisé puis arrêté à Fass-Mbao.
 
À la barre, sous la pression des preuves, A. Konté a fini par reconnaître avoir filmé sa tante à son insu, tout en tentant de minimiser ses intentions. Il a admis l’envoi de messages de chantage, avant de déclarer : « J’ai commis une erreur ».
 
Le procureur a, pour sa part, dénoncé des faits graves et constants, estimant que le prévenu avait volontairement capté des images intimes pour exercer une pression morale et sexuelle sur sa tante. Il a requis trois ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA.
 
La défense, assurée par Me Thiam, n’a pas contesté la matérialité des faits mais a plaidé l’absence d’intention de diffusion, évoquant une « affaire de famille » et sollicitant la clémence du tribunal.
 
La partie civile, quant à elle, n’a réclamé aucun dédommagement financier mais a exprimé son refus catégorique de pardon, évoquant une souffrance prolongée et un climat de peur.
 
Après délibéré, le tribunal a finalement reconnu A. Konté coupable et l’a condamné à deux ans d’emprisonnement dont un an ferme.
Jeudi 7 Mai 2026
Dakaractu