Chambre criminelle de Thiès : 10 ans de prison requis contre Modou Samb pour viol, pédophilie...l'affaire mise en délibéré.


Modou Samb a été attrait aujourd'hui à la barre de la chambre criminelle de Thiès pour viol, pédophilie et détournement de mineure, sur une fillette de 8 ans. 
Répondant aux faits qui lui sont reprochés remontant au 3 juin 2024, M. Samb a catégoriquement nié les accusations qui sont portées sur sa personne, en convoyant un antécédent avec la famille de la partie civile.
 
Devant la barre, la victime qui s'est présentée au tribunal avec sa mère, a fait savoir au juge que le viol a eu lieu deux fois et que le monsieur l'invitait dans une des chambres de sa maison avant de passer à l'acte. "Je venais souvent dans cette maison pour jouer avec les autres enfants. Un jour, M. Samb m'a demandé de venir dans la chambre de Astou Mbaye pour entretenir des relations sexuelles avec moi. Lorsque ma mère est venue à la maison pour me chercher, nous étions tous les deux dans la chambre, alors il m'a menacé en me demandant de ne pas crier et c'est par la suite qu'il m'a caressée au niveau de ma poitrine et a introduit son sexe dans le mien. Dans un premier temps, j'ai senti des douleurs et un liquide rouge est sorti de mon appareil génital", a déclaré Nd. Thiam.
 
 
Pour sa défense, M. Samb a martelé que c'est un coup qui a été monté contre lui et que c'est lui-même qui est allé à la gendarmerie de Pékesse pour déposer une plainte pour avoir été accusé à tort par la mère de la victime.
 
Dans son réquisitoire, le procureur a indiqué que les faits restent constants et que la première preuve repose sur la crédibilité des déclarations de la fille, d'autant plus qu'elles sont restées constantes du début à la fin de l'enquête, jusqu'à la barre de la chambre criminelle. Après avoir également soulevé les autres thèses incriminant le prévenu, il a ainsi requis 10 ans de prison contre M. Samb. La défense a pour sa part tenté de démonter les accusations en indexant une absence d'éléments de preuve et en demandant au tribunal de relaxer son client au bénéfice du doute, compte tenu de l'absence d'éléments de preuve confortant la matérialité des faits, et notamment l'absence de témoins.
 
Le tribunal a décidé de mettre l'affaire en délibéré au 9 juin 2026...
Mercredi 13 Mai 2026
Moussa Fall