Candidat indépendant à la présidentielle de 2019 : El Hadj Ibrahima Sall « en marche » vers le Palais


L’ancien ministre du Plan sous le magistère du Président Abdou Diouf, El Hadj Ibrahima Sall, réputé brillant intellectuel a, lors d’une conférence de presse tenue à Paris le samedi 24 novembre 2017 devant une centaine de personnes dans le 10e arrondissement en marge d'un débat sur le franc Cfa, annoncé qu’il sera candidat indépendant à la présidentielle de 2019. Pour être plus précis, « en dehors de toute coalition ».  
« J’ai décidé de me présenter en tant que candidat indépendant à la présidentielle de 2019 pour défendre les valeurs auxquelles je crois, notamment les valeurs d'égalité, de l'école publique, de santé, d'emploi et d'éducation.  Je vais parcourir le pays pour la société civile et avoir au moins 300.000 signatures », s’est-il engagé.
 
 Apôtre de la  « restauration de l’autorité de l’Etat », il se définit idéologiquement comme un socialiste. « L’idée sociale que je me fais est plus celui du 21e siècle que du 20 siècle », éclaire l’économiste doublé de philosophe. 
 
Le natif de Rufisque affirme être hors de portée des lobbies pour n’avoir jamais reçu « ni bon d’essence, ni d'argent d’aucun entrepreneur ».
 
L'environnement, l'éducation, la santé, la réhabilitation des services publics, la discipline, le comportement et l’autorité de l’Etat seront les thèmes forts de son projet politique et, partant, de sa future campagne. 
 
Sa candidature, dit-il, "est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société."
 
Cette conférence de presse lui a servi de tribune pour tirer à boulets rouges sur « la gestion clanique, familiale et ethnique du président Macky Sall avec la complicité de la presse ».
 
 
A cet égard, il a dénoncé que les nominations opérées par le chef de l’Etat, depuis sa prise en fonction,  ne tiennent pas compte de l’égalité des territoires. « Tout est ethnicisé », en déduit-il. 
 
A l’en croire : « la seule valeur qui compte actuellement au Sénégal, c'est l'argent qui a tout pourri, la famille, la religion, les marabouts, ils sont tous gangrenés par l'argent et ne résonnent qu'en terme pécuniaire ».
 
El Hadj Ibrahima Sall a aussi déploré la gestion par l’Etat du calvaire « des enfants dans la rue ».
Il a également délivré un "satisfecit à la diaspora sénégalaise en Europe et aux USA qui se bat comme un diable pour subvenir aux besoins de leurs familles et il compare leur sort aux Français hyper confortablement installés au Sénégal ». « Les problèmes des Sénégalais de l’extérieur seront réglés dans les consulats et il faudrait dépolitiser les consuls et les ambassades et séparer les deux sans nominations politiques ou ethniques », propose-t-il.
 
« L'émergence au Sénégal est un leurre, car il n'y en a pas, il y a une minorité au pouvoir qui a fait main basse sur le Sénégal avec des slogans creux », critique-t-il, en définitive.
Dimanche 26 Novembre 2017
Dakaractu



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