Ça cafouille grave chez Niasse

Moustapha Niasse a raté première sortie en sa qualité de président de l’Assemblée nationale. Après, avoir convoqué ses collègues députés hier à 10 heures, il a finalement reporté la séance à demain mercredi. Au sein de sa coalition des cafouillages ont été notés dans la répartition des présidents de commission.


L’installation des commissions permanentes de l’Assemblée nationale, prévue hier a été reportée à demain. En effet, même si des sources contactées par L’Office soulignent que toutes les onze (11) commissions ont été mises en place, force est de constater que les choses n’étaient pas du tout aisées pour Moustapha Niasse et ses camarades de Benno Bokk Yaakaar. Venu exactement à 10 heures 30 minutes, le tout nouveau président de l’Assemblée nationale, s’est retiré dans son bureau avec quelques responsables de l’Alliance pour la République. Des sources interrogées renseignent que les négociations se sont achoppées sur le nombre de commissions que le parti du président voulait accaparer. « L’Apr voulait 8 commissions sur les 10, car celle de la sécurité et de la défense est tombée dans l’escarcelle des libéraux », nous a révélé un responsable. De toutes les façons, le moins que l’on puisse dire c’est que les négociations des députés de Bby ont tiré en longueur. Finalement, les députés libéraux et les non-inscrits, las d’attendre ont boudé la rencontre. Pourtant, dès son installation à la tête de la chambre basse, le président Niasse avait promis de mettre en place une Assemblée nationale de rupture. Suffisant, donc pour Mamadou Diop Decroix de railler : « Nous avons assisté à une rupture ‘déconsolidante’ car, ces derniers ne sont pas sur la bonne voie ». Cependant, même si le président de l’Assemblée nationale ne s’est pas officiellement prononcé sur la question, l’on peut dire sans risque d’être démenti, qu’il a été contraint de reporter la session. D’ailleurs, plusieurs députés de la mouvance présidentielle ont vidé les lieux avant la fin des travaux. Et, de l’avis du député et avocat, Me El Hadji Diouf, « ça cafouille grave chez Niasse ».

Abdourahmane Mbodj - Loffice
Mardi 7 Aout 2012
Loffice