COVID-19 et reprise des enseignements au Sénégal : La COSYDEP livre ses propositions et dispositions anticipatoires pour le redémarrage des cours.


COVID-19 et reprise des enseignements au Sénégal : La COSYDEP livre ses propositions et dispositions anticipatoires pour le redémarrage des cours.

Face à la rupture brutale de la continuité des enseignements entraînant la remise en cause du calendrier scolaire, le dénouement de l’année scolaire se complique. Dans ce contexte, la COSYDEP a partagé sa contribution au plan de reprise des enseignements. Ce produit d’un long processus de réflexion a été ponctué de réunions en ligne avec les instances et les organisations membres. 

 

La Coalition a aussi mené des échanges avec des institutions et divers concitoyens vivant dans d’autres pays sous forme de benchmarking mais aussi revisité quelques expériences au niveau national en matière de réponses aux crises du système éducatif. 

 

La comité des Ong et syndicats pour la défense de l'éducation publique a ainsi proposé quelques scénarii de redémarrage des enseignements en se fondant sur des préalables, projections et hypothèses.

 

Ainsi  l'analyse des différents scénarii qui permettent d’achever l’année, révèle que chaque option recèle des limites et nécessite des innovations majeures. 

 

Dans le sens d’opérationnaliser l’orientation politique retenue, la période qui nous sépare de la reprise doit être pleinement mise à profit en termes de dispositions anticipatoires à prendre, notamment par : 

 

 

1-La sécurisation des établissements, en tant que patrimoine, en renforçant les services de gardiennage et en assurant le paiement des factures d’eau et d’électricité.

 

2- Le nettoyage et la désinfection systématique de tous les établissements en amont et chaque soir à partir de la reprise.

 

3- Mettre aussi, à disposition un fonds destiné à l’accompagnement du processus de reprise (thermo-flash, un dispositif de lavage des mains, produits d’hygiène, masques, création et/ou fonctionnalité de blocs sanitaires, guide de résilience, etc.) 

 

4- Organiser rapidement le retour des enseignants à leur poste de travail et leur faire subir le test du COVID-19  

5.    Organiser le transport / le déplacement des élèves et enseignants vers leurs lieux d’études, en prenant en compte les gestes barrières.

 

6- Définir un plan de mouvement des apprenants (entrée à l’école, cour de récréation, taille de la classe avec 1 élève par table banc, sortie de l’école).

 

7- Définir un plan d'hygiène incluant le lavage régulier des mains, le respect de la distanciation sociale, le respect des gestes barrières.

 

8- Mettre à disposition un personnel d’accompagnement au niveau de chaque IEF (Assistants sociaux, psychologues conseillers, agent de santé, …) en impliquant les collectivités territoriales et les organisations communautaires.

 

9- Prévoir un dispositif opérationnel de prise en charge de toute urgence signalée.

 

10- Assurer une prise en charge spécifique des enseignants et apprenants malades chroniques, diabétiques, hyper tendus, … qui ne doivent en aucun cas s'exposer devant cette crise 

 

11- Eviter d’enfermer tout le système dans un même cadre temporel en faisant de sorte que chaque académie s’organise pour prendre en compte ses spécificités

 

12- Accompagner systématiquement les apprenants des classes intermédiaires, quel que soit le scénario retenu

 

13- Garantir une préparation psychosociologique rassurante par des stratégies de communication (avant et pendant la reprise) en direction des parents, des élèves et de leurs enseignants en vue d’avoir leur adhésion au scénario retenu

 

14- S’assurer de l’adhésion et de l’engagement de tous les acteurs (OSC, syndicats, parents, apprenants, guides religieux, coutumiers et communautaires) au scénario retenu

 

15- Vulgariser le plan de riposte du MEN

 

La COSYDEP considère que l’entrave au fonctionnement normatif du système éducatif, relevant d’une pandémie ayant une envergure mondiale, met chaque pays devant sa responsabilité historique de trouver une réponse convenable à sa situation. 

Le Sénégal a donc, le devoir de trouver sa propre solution au risque d’être jugé par l’histoire, tenant compte de la condition préjudicielle qui demeure l’avis des experts scientifiques et médicaux.

Mardi 5 Mai 2020
Dakaractu



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