COP 24-Changements climatiques : « Nous nous battons pour que nos positions apparaissent dans les documents avant que les ministres prennent le relais pour les décisions politiques » (Chef Division)


Le Sénégal prend part de manière active à la COP 24. À deux jours de la fin de ce grand rassemblement mondial en faveur de l’environnement, la voix du Sénégal s’entend-elle ? Pour Madeleine Diouf Sarr, Chef  Division Changement Climatique au MEDD, en tout cas, les positions du Sénégal apparaissent dans les documents avant que les ministres prennent le relais pour les décisions politiques.
« La COP cette année a pour objectif le fameux paquet des règles et procédures de l’accord de Paris. Le Sénégal travaille dans beaucoup de  thématiques, notamment celle de la finance, la thématique marché carbone où c’est le Sénégal qui est leader là dessus dans le groupe africain, le groupe des « seventen seven ». Vous avez  la thématique transparence où le Sénégal est très présent et celle adaptation aussi où le Sénégal a une équipe très présente. Maintenant dans ces négociations, il faut que nous mettions en avant nos spécificités nationales, les spécificités africaines pour que les règles qui seront définies soient des règles applicables à nos pays et nous permettent réellement de continuer  notre développement. Et nous nous battons pour cet objectif, l’idéal c’est de veiller à ce que vos positions dans les documents apparaissent avant que les ministres prennent le relais pour les décisions politiques. Nos positions apparaissent dedans », a-t-elle dit.
« Sur la question des finances, la question du « replishment » du fonds vert climat, la question du fonds d’adaptation et surtout  le lien entre le fonds d’adaptation et le marché carbone. Parce que le fonds d’adaptation qui nous a permis d’avoir le projet de Thiawlène ; de Dionewar où le Sénégal a pu bénéficier de 10 millions de dollars, nous voulons que ce fonds continue avec les nouveaux mécanismes du marché. Nous sommes donc en train de nous battre pour qu’il y ait cette interrelation entre le marché et ce fonds d’adaptation, c’est le business qui va participer au financement de l’adaptation. Ce n’est pas encore gagné, c’est remis aux ministres et vraiment, il faut que le financement additionnel accompagne la mise en œuvre des CDN », a-t-elle conclu.
 
Jeudi 13 Décembre 2018
Dakar actu




Dans la même rubrique :