CONSTAT - Magistrature sénégalaise : Il y a toujours aussi peu de femmes aux plus hauts postes.

Les échelons les plus élevés de la magistrature sénégalaise restent occupés par des hommes, surreprésentés aux plus hauts postes, où les femmes sont quasi invisibles.


CONSTAT - Magistrature sénégalaise : Il y a toujours aussi peu de femmes aux plus hauts postes.
Plusieurs nominations dans la magistrature sénégalaise ont été rendues publique par un communiqué final à la suite de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature, ce mardi 19 mai 2020. Des mesures individuelles ont été prises par le président de la République, Macky Sall, sur proposition des autorités judiciaires, notamment le ministère de la Justice. Sur plus de 120 postes de chefs, de tribunaux, chambres ou de Cours d'appel, on compte seulement une vingtaine de femmes. Ces présidentes de tribunaux d’instance, conseillères, substituts et procureurs de la République, ont été choisies pour piloter des juridictions du second degré. On note également que les postes hiérarchiques sont majoritairement aux mains des messieurs. Que des confrères, dans une magistrature où les consœurs sont minoritaires aux plus hauts postes. Même si la « féminisation » de la magistrature s'est accélérée depuis plusieurs années. Bien qu'elles n'aient eu accès à ce corps de métier que tardivement, les femmes ont rapidement investi la profession. Rares sont celles qui occupent des postes « hors hiérarchie » et qui représentent les échelons les plus élevés de la magistrature. Sur les quelques vingt magistrates nommées, seule une femme dirige une Cour d'Appel. il s'agit de Aminata Ly, qui a été nommée premier président de la Cour d’Appel de Thiès pour succéder à Henri Grégoire Diop, qui vient d’être détaché auprès du ministère des Affaires étrangères. Siégeant à la Cour suprême depuis quelques années comme conseillère, la magistrate prendra la place laissée vacante par l’ancien président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Toutefois, il s’avère que les postes de procureur général et président de Cour d’Appel sont également majoritairement composés d’hommes. Alors les dames viennent à manquer. Une femme, à compétences et à ancienneté égales, peut être en situation défavorable au cours de sa carrière par rapport à un homme, a-t-on appris auprès d’un magistrat. Ce dernier a fait allusion aux difficultés des magistrates à gérer leur carrière et leur vie de famille.
Mercredi 20 Mai 2020
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :