Bras financier de l’émirat : focus sur le fonds d'investissement qatari, cité dans l’affaire Massata Diack


Quatrième producteur de gaz naturel du monde après les États-Unis, la Russie et l'Iran, premier dans le classement mondial relativement au Produit intérieur brut par habitant, le Qatar dispose de 50 milliards de dollars d'excédent budgétaire chaque année.

Cet excédent permet à l’émirat gazier de chercher à conquérir le monde grâce à un fonds d’investissement souverain dénommé  Qatar Investment Authority, présidé par Ahmad al-Sayed et riche de plus de100 milliards USD d'actifs.
Le rachat du Psg grâce à ce fonds souverain, propriétaire également de la très populaire chaine beIN Sports, est l’arbre qui cache le patrimoine de Qatar Investment Authority. Celui-ci, tel une pieuvre, étend ses tentacules dans des créneaux porteurs aussi variés que l’hôtellerie, l’immobilier (Qatar Diar), l’agro-alimentaire etc. Elle a racheté des parts de plusieurs grandes entreprises du monde et se positionne bien dans l’univers des banques (Qatar Islamic Bank).  

Ainsi, excroissance latérale du fonds, Hassad food, fondée en 2008 et présente en Australie et au Pakistan, vise à conquérir des terres agricoles dans certains pays africains, pour pourvoir à l’autosuffisance en produits alimentaires de l’émirat.

Toutes choses qui font que, depuis une décennie, les pays africains se dépêchent d’ouvrir des représentations à Doha aux fins  de capter des fonds du puissant Qatar Investment Authority. Avant la création de ce fonds en 2005, alors placé sous l’autorité de l’actuel émir, la capitale qatarie n’intéressaient que les pays d’Afrique du Nord, la Mauritanie, le Soudan ou encore l’Erythrée, qui ont en commun avec le Qatar certains traits sociologiques, comme faits saillants d’une parenté arabe lointaine.

Seule ombre au tableau : le fonds souverain du Qatar (pays qui est « blacklisté » de Donald Trump eu égard à sa proximité supposée avec certains groupes terroristes), est cité dans des histoires de corruption.

Qatar Authority Investment a été accusé par le journal Le Monde d’avoir versé, via Oryx Qatar Sports Investments, près de 3,5 millions de dollars (2,5 ME de l'époque) à la société de marketing sportif Pamodzi Sports Consulting, dirigée par MAssata Diack pour obtenir la tenue à Qatar des Mondiaux d'athlétisme 2017.
Mercredi 20 Décembre 2017



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