Bras de fer avec l’Assemblée / Dissolution : les options de Diomaye Faye au centre du débat

Dans un contexte de tensions entre l’Exécutif et le Parlement, L’Observateur examine les leviers institutionnels évoqués pour permettre au président Bassirou Diomaye Faye de poursuivre son action. Dissolution, arbitrage constitutionnel, référendum et pouvoirs exceptionnels figurent parmi les pistes commentées par deux anciens députés.


Comment gouverner lorsque les relations entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale se tendent au point de compromettre l’examen des textes ? C’est la question posée par L’Observateur dans une analyse consacrée au rapport de force institutionnel.
 
L’ancien député Cheikh Oumar Sy décrit un blocage réciproque. Selon lui, l’Assemblée réagit négativement aux projets du gouvernement dans un contexte où certaines de ses propres initiatives législatives font l’objet de saisines du Conseil constitutionnel par l’Exécutif.
 
Le journal cite notamment le projet relatif à la carte d’identité biométrique de la Cedeao comme illustration récente de ces tensions. Cheikh Oumar Sy regrette une situation opposant des responsables issus d’un même parti et arrivés ensemble au pouvoir.
 
Pour l’ancien parlementaire, la dissolution constitue une issue possible. L’article rappelle toutefois que l’article 87 de la Constitution encadre cette prérogative et présente le 2 décembre 2026 comme l’échéance à partir de laquelle elle pourrait être exercée pour la législature concernée.
 
Babacar Gaye, également ancien député, estime pour sa part que le chef de l’État dispose d’autres moyens d’action. Il évoque les mécanismes permettant, selon son analyse, d’assurer une continuité budgétaire en cas de blocage de la loi de finances.
 
Il cite aussi le droit d’amendement, la possibilité pour le gouvernement de demander un vote bloqué sur un texte et le recours au Conseil constitutionnel pour arbitrer certains différends. Le référendum figure également parmi les instruments qu’il mentionne.
 
Une partie de l’analyse porte sur l’article 52 de la Constitution, relatif aux pouvoirs exceptionnels. Babacar Gaye en expose sa lecture et évoque différentes hypothèses d’articulation avec le fonctionnement de l’Assemblée. Ces développements constituent les interprétations de l’intervenant rapportées par le quotidien.
 
Cheikh Oumar Sy insiste, de son côté, sur les conséquences de ces tensions pour les citoyens. Il estime qu’un blocage durable fragilise l’action publique dans une période déjà difficile sur les plans économique et social.
 
Au-delà des mécanismes juridiques évoqués, les deux interventions posent ainsi la question de la coopération entre institutions. 
Vendredi 2 Octobre 2026
Dakaractu