Bradage du littoral / Le cri de détresse des populations de Ngor : « L'État nous a installés dans la précarité »


En conférence de presse, le collectif des populations de Ngor s'est indigné de "la pratique honteuse de se partager le foncier entre une bande de copains."
" Depuis le début de ce mois de Juin, sont quasi quotidiennement dénoncés des scandales fonciers par ci et par là perpétrés par les services de l'administration. Aujourd'hui à Ngor, la population frustrée s'indigne de la poursuite de cette pratique honteuse de partage du patrimoine national entre des amis et protégés", se désole Bamar Samba, le porte-parole du collectif des populations de Ngor.
Bamar Samba et ses camarades déplorent également le non-respect des lois allant dans le sens des intérêts de la population concernée par ces expropriations foncières.
" Le village traditionnel de Ngor est devenu une commune depuis 1996, par la loi de la même année, qui l’a consacré collectivité administrée par un maire à la tête du conseil municipal. Mais malheureusement, le village traditionnel n'a pas été restructuré, ni aménagé, alors que la réserve foncière s'épuise", rappelle toujours le porte-parole, qui estime que cela est source de plusieurs problèmes.
"L'État nous a installés dans la précarité. Car le village de Ngor est devenu un îlot et la zone de reproduction halieutique est gravement atteinte. La densité de la population est devenue la plus forte au Sénégal et les problèmes d'assainissement sont devenus criards", selon encore Bamar Samba.
Unies comme un seul homme, les populations de Ngor appellent à plus de considération à leur égard.
"Nous demandons une meilleure considération des populations de Ngor. Nous avons le droit à  l'habitat, alors que nos habitations sont mal loties ce qui est source de promiscuité, de banditisme et prostitution. C'est pourquoi nous demandons aux autorités de nous laisser jouir de nos patrimoines fonciers", conclut-il lors de leur face-à-face avec la presse...
Mardi 23 Juin 2020
Dakaractu




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