Bradage des terres de l'aéroport de Yoff : Les lébous réclament 250 sur les 864 hectares concernés.


Depuis le transfert de l'aéroport à Diass, les terres font l'objet de grosses convoitises de la part "des personnes ou structures qui ne sont mues que par leurs propres intérêts, et qui ne semblent être guidées que par l'appât du gain facile", a indiqué le Collectif des associations et mouvements pour la défense des intérêts de Yoff (CAMDIY).

En conférence ce vendredi 19 mars 2021, le collectif des associations, peiné, a tenu à alerter et informer "des décisions pouvant impacter négativement sur notre avenir proche mais surtout sur celui de nos enfants et des générations futures de Yoff". Ainsi, dignitaires, chefs religieux et autres, ont jugé nécessaire de mener ce combat qui a toujours existé, selon les membres du collectif. Mais en ce qui concerne les terres de l'aéroport de Yoff, ils comptent faire, "barrage à cette volonté de brader les terres de nos ancêtres qui tournent autour de 864 ha", annoncent-ils.


À cet égard, il rappellent au président de la République, sa promesse de mettre fin à la spoliation foncière dont les lébous sont victimes. Le Collectif des associations et mouvements pour la défense des intérêts de Yoff (CAMDIY), en appelle à la conscience de tout le monde afin que, d'après eux, la terre qui a souvent été source de violence dans le Sénégal des profondeurs, ne soit pas l'étincelle de trop qui qui risquerait d'embraser Dakar.

Toutefois, Amadou Camara Diène et les membres du collectif des associations, après avoir fait noter l'accroissement exponentiel de la population de Yoff et l'actuelle promiscuité dans laquelle elle se meut, annoncent pour autant que "Yoff ne réclame pas moins de deux cents cinquante hectares (250 ha), pour loger ses fils". 
Vendredi 19 Mars 2021
Dakaractu



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