Le 10 juin, le cofondateur de Microsoft a témoigné à huis clos devant le Congrès à Washington au sujet de son amitié avec le financier américain Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019 avant que son procès ne puisse débuter.
Ce jour-là, M. Gates a affirmé n’avoir jamais eu connaissance des agissements criminels d’Epstein et “n’avoir jamais fait de mal à personne”, selon une transcription publiée dans les médias anglo-saxons. Plus tard lors de son audition, le cofondateur de Microsoft a déclaré qu’Epstein avait commencé à envisager d’utiliser ce qu’il savait de ses relations extraconjugales pour le contraindre à rester dans son cercle, Bill Gates ayant entre-temps pris ses distances avec lui.
Selon des extraits obtenus mardi par ABC News, Bill Gates a qualifié ces menaces de “voilées”. “Ce n’était pas du chantage, mais quand on examine ces e-mails, on a l’impression que M. Epstein s’engageait dans cette voie”, a-t-il déclaré devant le Congrès, en faisant référence à des documents issus de l’affaire Epstein rendus publics en janvier par le ministère américain de la Justice.
“Il n’a jamais envoyé quoi que ce soit qui puisse être considéré comme du chantage”, a-t-il ajouté, mais selon M. Gates, des brouillons d’e-mails montrent qu’il “s’entraînait en quelque sorte à imaginer comment lui, ou quelqu’un d’autre, pourrait me faire chanter, mais aucun de ces messages ne m’a été envoyé”.
Fin février, selon le Wall Street Journal, Bill Gates a qualifié ses liens avec Jeffrey Epstein d’“énorme erreur”. Il a admis avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, mais a nié toute implication dans les activités de l’ancien homme d’affaires.
D’après Bill Gates, il aurait commencé à se rapprocher de Jeffrey Epstein en 2011, tout en sachant que ce dernier avait déjà eu des démêlés avec la justice. Il aurait toutefois été attiré par la capacité d’Epstein à lever des milliards de dollars afin d’améliorer la santé à l’échelle mondiale, relève The Guardian. Puisque cet objectif est précisément celui de sa fondation, il a accepté de s’entretenir avec lui. “Je savais que [la condamnation d’Epstein en 2008] était de nature sexuelle, mais non, je ne pense pas avoir approfondi les détails, même si j’aurais probablement dû le faire.”