Bilan Campagne Tomate industrielle 2018 dans la Vallée : Des problèmes de remboursement du crédit ont empêché les paysans d’atteindre l’objectif de 80.000 tonnes


Bilan Campagne Tomate industrielle 2018 dans la Vallée  : Des problèmes de remboursement du crédit ont empêché les paysans d’atteindre l’objectif de 80.000 tonnes


Malgré une production de 52.895 tonnes de tomate industrielle dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal contre une production de 52.601 tonnes de tomate enregistrée en 2017, l’objectif fixé par la filière Tomate qui était de 80.000 tonnes n’a pas été atteint par les producteurs de la région de Saint-Louis.

À l’occasion d’un atelier bilan de la campagne de production de tomate, les responsables ont reconnu que cette production pouvait être améliorée si les six unions de Podor et deux autres de Dagana avaient respecté leurs engagements vis-à-vis de la Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal.

À en croire le président de la filière tomate industrielle, en raison des problèmes de remboursement du crédit contracté par ces unions, le comité national interprofessionnel de la filière tomate industrielle a enregistré un manque à gagner portant sur 27.000 tonnes de tomate fraiche qui devaient être produites sur une superficie de  800 hectares.

Selon Ablaye Dieng,  sur une superficie globale de 2.666 ha, « après repiquage, il a été constaté une diminution due aux désistements de certains producteurs à cause du chevauchement entre riz et tomate dans certaines cuvettes. Ainsi, les paysans n’ont pu produire que sur une superficie globale de 1939 ha ».
Parlant des difficultés auxquelles les paysans de la vallée ont été confrontés dans le cadre de cette campagne de production de tomate, Ablaye Dieng a laissé entendre qu’elles ont été notées sur le plan agricole (maladies comme la bactériose contre laquelle seules des méthodes prophylactiques et des semences de qualité peuvent lutter actuellement), sur le plan climatique (des vagues de chaleur arrivant au moment de la floraison et faisant avorter les plantes), sur le plan de la gestion (difficultés de certaines unions à faire face à leurs charges surtout d’électricité, ce qui les a poussées à renoncer à la campagne), sur le plan de la gouvernance (des retards de démarrage dus aux longues négociations d’avant campagne et cela engendrait des retards par rapport au calendrier cultural).
Vendredi 10 Août 2018
Dakaractu




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