L’homme, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, comparaît devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye pour une série de cambriolages qui auraient visé treize appartements à Keur Massar.
Selon les éléments du dossier, les faits se seraient déroulés entre le 2 et le 6 juin dernier. Treize victimes ont déposé plainte après avoir constaté la disparition de nombreux biens à leur retour chez elles.
Treize appartements visités en quelques jours
Les plaignants racontent un scénario presque identique. Après s’être absentés de leur domicile, ils découvrent à leur retour des portes fracturées et plusieurs objets de valeur disparus.
Parmi les biens déclarés volés figurent des bijoux en or, des perruques de luxe, de l’argent liquide ainsi que des devises étrangères. L’une des victimes affirme avoir perdu un sac contenant près de 1,7 million de FCFA.
L’ampleur des vols et la similitude des méthodes employées ont rapidement conduit les enquêteurs à privilégier la piste d’un même auteur.
Un mode opératoire bien rodé
Au cours de l’enquête, les policiers ont reconstitué ce qui aurait été le mode opératoire du suspect. D’après les procès-verbaux, le prévenu surveillait les habitudes des occupants avant de passer à l’action lorsque les logements étaient vides.
Les portes étaient ensuite forcées à l’aide d’outils simples, notamment des tournevis et des pinces. Dans certains cas, les systèmes de vidéosurveillance auraient même été neutralisés.
Ironie du sort, ce sont justement certaines images de vidéosurveillance qui auraient permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au suspect.
Des objets retrouvés lors de l’interpellation
Lors de son arrestation, les forces de l’ordre ont découvert sur le suspect plusieurs objets correspondant aux descriptions fournies par les victimes.
Les investigations ont permis la récupération de nombreuses perruques, de bijoux en or ainsi que d’importantes sommes d’argent. Les enquêteurs ont également suivi la piste de plusieurs receleurs présumés qui auraient acheté ou conservé certains objets provenant des cambriolages.
Revirement à l’audience
Alors qu’il aurait reconnu plusieurs faits au cours de l’enquête, Mouhamed El Moustapha Anne a adopté une position différente devant le tribunal.
À la barre, il a reconnu uniquement un vol commis dans un appartement, tout en contestant l’ensemble des autres cambriolages qui lui sont attribués. Concernant l’argent retrouvé en sa possession, il a soutenu qu’il provenait de la vente d’or appartenant à son épouse.
Le président du tribunal lui a toutefois rappelé les déclarations qu’il avait faites durant sa garde à vue, lesquelles semblent nettement plus compromettantes.
Des receleurs présumés également poursuivis
Quatre autres personnes comparaissent dans cette affaire pour des faits présumés de recel.
Deux commerçantes ont expliqué avoir acheté des perruques auprès du principal prévenu sans soupçonner leur provenance illicite. De leur côté, deux bijoutiers ont reconnu avoir acquis des bijoux à des prix particulièrement avantageux sans exiger de justificatifs.
Le parquet réclame des peines fermes
Face à la gravité des faits et au passé judiciaire du principal prévenu, le ministère public a requis cinq années d’emprisonnement ferme contre « Tapha ».
Des peines ont également été demandées à l’encontre des autres prévenus poursuivis pour recel.
Les avocats de la défense ont pour leur part plaidé la clémence, estimant que les preuves ne permettent pas d’imputer l’ensemble des cambriolages à leur client.
Après plusieurs heures de débats, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a décidé de mettre l’affaire en délibéré.
Le jugement est attendu le 15 juin prochain
Selon les éléments du dossier, les faits se seraient déroulés entre le 2 et le 6 juin dernier. Treize victimes ont déposé plainte après avoir constaté la disparition de nombreux biens à leur retour chez elles.
Treize appartements visités en quelques jours
Les plaignants racontent un scénario presque identique. Après s’être absentés de leur domicile, ils découvrent à leur retour des portes fracturées et plusieurs objets de valeur disparus.
Parmi les biens déclarés volés figurent des bijoux en or, des perruques de luxe, de l’argent liquide ainsi que des devises étrangères. L’une des victimes affirme avoir perdu un sac contenant près de 1,7 million de FCFA.
L’ampleur des vols et la similitude des méthodes employées ont rapidement conduit les enquêteurs à privilégier la piste d’un même auteur.
Un mode opératoire bien rodé
Au cours de l’enquête, les policiers ont reconstitué ce qui aurait été le mode opératoire du suspect. D’après les procès-verbaux, le prévenu surveillait les habitudes des occupants avant de passer à l’action lorsque les logements étaient vides.
Les portes étaient ensuite forcées à l’aide d’outils simples, notamment des tournevis et des pinces. Dans certains cas, les systèmes de vidéosurveillance auraient même été neutralisés.
Ironie du sort, ce sont justement certaines images de vidéosurveillance qui auraient permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au suspect.
Des objets retrouvés lors de l’interpellation
Lors de son arrestation, les forces de l’ordre ont découvert sur le suspect plusieurs objets correspondant aux descriptions fournies par les victimes.
Les investigations ont permis la récupération de nombreuses perruques, de bijoux en or ainsi que d’importantes sommes d’argent. Les enquêteurs ont également suivi la piste de plusieurs receleurs présumés qui auraient acheté ou conservé certains objets provenant des cambriolages.
Revirement à l’audience
Alors qu’il aurait reconnu plusieurs faits au cours de l’enquête, Mouhamed El Moustapha Anne a adopté une position différente devant le tribunal.
À la barre, il a reconnu uniquement un vol commis dans un appartement, tout en contestant l’ensemble des autres cambriolages qui lui sont attribués. Concernant l’argent retrouvé en sa possession, il a soutenu qu’il provenait de la vente d’or appartenant à son épouse.
Le président du tribunal lui a toutefois rappelé les déclarations qu’il avait faites durant sa garde à vue, lesquelles semblent nettement plus compromettantes.
Des receleurs présumés également poursuivis
Quatre autres personnes comparaissent dans cette affaire pour des faits présumés de recel.
Deux commerçantes ont expliqué avoir acheté des perruques auprès du principal prévenu sans soupçonner leur provenance illicite. De leur côté, deux bijoutiers ont reconnu avoir acquis des bijoux à des prix particulièrement avantageux sans exiger de justificatifs.
Le parquet réclame des peines fermes
Face à la gravité des faits et au passé judiciaire du principal prévenu, le ministère public a requis cinq années d’emprisonnement ferme contre « Tapha ».
Des peines ont également été demandées à l’encontre des autres prévenus poursuivis pour recel.
Les avocats de la défense ont pour leur part plaidé la clémence, estimant que les preuves ne permettent pas d’imputer l’ensemble des cambriolages à leur client.
Après plusieurs heures de débats, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a décidé de mettre l’affaire en délibéré.
Le jugement est attendu le 15 juin prochain