Biens mal acquis : L'étau se resserre contre Karim Wade, le fils de l'ex président sénégalais


Le fils de l’ex président sénégalais a passé sa seconde nuit en garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie de Colobane à Dakar. Karim Wade et ses six complices sont soupçonnés par le procureur spécial de la cour de répression d’enrichissement illicite (CREI) de détournement de biens sociaux.
 
Le procureur spécial de la Cour de Répression d’enrichissement illicite du Sénégal avait tenu un point de presse le Mardi 16 Avril pour apporter des éclairages sur les raisons de la garde à vue de Karim Wade.
 
En effet, suite à la mise en demeure qui lui avait été prononcée depuis le 15 Mars dernier pour justifier l’origine de son patrimoine estimé à près de 1 Milliard d’euros, Karim Wade a été dans « l’impossibilité d’apporter des preuves convaincantes » selon le procureur qui s’occupe du dossier.
 
Or, l’ultimatum avait expiré le Lundi 15 Avril, et Karim Wade a juste envoyé ses avocats qui ont déposé un dossier de 42 pages avec 3000 annexes sur le bureau du procureur.
 
Le procureur a passé quelques heures pour étudier ce dossier, mais à priori sans avoir pu trouver des preuves nécessaires. 
 
Alors, Karim Wade a vite été saisi au domicile de son père sis au point E. à Dakar par des gendarmes.
 
D’après le journal l’Obs, « Karim Wade sera déféré devant le Procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite, Alioune Ndao, ce mercredi. » Ce dernier aurait déjà fini de rédiger son réquisitoire introductif et va saisir la Commission d’instruction de ladite Cour. Il visera le mandat de dépôt. 
 
Que risque t-il alors ?
 
Karim Wade pourrait, toujours selon le même journal, au bout des 6 mois que vont durer l’instruction préparatoire, écoper des peines prévues par la loi n° 81-53 du 10 juillet 1998, c'est-à-dire 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende au moins égale au montant de l'enrichissement et pouvant être portée au double de ce montant (694 ou 1388 milliards de francs Cfa : Ndlr).
 
En effet, au terme de cette loi, poursuit le journal, le délit d'enrichissement illicite est constitué lorsque, sur simple mise en demeure, le mis en cause se trouve dans l'impossibilité de justifier de l'origine licite des ressources qui lui permettent d'être en possession d'un patrimoine ou de mener un train de vie sans rapport avec ses revenus légaux. L'origine licite des éléments du patrimoine peut être prouvée par tout moyen, sauf que la seule preuve d'une libéralité ne suffit pas à justifier de cette origine licite. 
Dans le cas où l'enrichissement illicite est réalisé par l'intermédiaire d'un tiers ou d'une personne physique dirigeant la personne morale, ajoute la loi sur la CREI, ces derniers seront poursuivis comme complices de l'auteur principal.

Afreeque.net
Jeudi 25 Avril 2013
Watsoone One